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Gifle contre Emmanuel Macron : 18 mois de prison requis contre l’auteur

11 Juin 2021

L'homme qui a giflé le président de la République à Tain-l'Hermitage lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron a été condamné à une peine de 4 mois de prison ferme. Il va être immédiatement incarcéré d'ici ce soir.

Le parquet avait requis 18 mois de prison ferme. "Il ne réitérera pas les faits, j'en suis sûre", a affirmé pour sa part l'avocate de Damien Tarel.

"C'est un acte de violence délibéré, profondément inadmissible". "Ce geste n'est pas qu'une volonté de frapper, mais c'est de l'humiliation". L'occasion pour lui de s'expliquer sur la gifle qu'il a donnée au président français. Damien T., "en couple, sans enfant, sans profession", a reconnu "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique".

L'autre individu interpellé en même temps que le principal suspect, lui, sera convoqué plus tard.

À son domicile, des "livres anciens sur l'art de la guerre et "Mein Kampf" ainsi qu'un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe", ont été trouvés lors d'une perquisition.

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Nous sommes très heureux après ce cessez-le-feu", a dit Mohammad Abou Odeh, un Palestinien dans la bande de Gaza. Et le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken doit se rendre au Moyen-Orient "dans les prochains jours".

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après l'incident.

Les deux mis en cause étaient jusqu'ici inconnus des services judiciaire et des services de renseignements.

Perrin s'est inquiété d'un possible risque de récidive, disant percevoir une sorte de détermination froide chez cet homme qui s'est dit investi par les "gilets jaunes", dont la voix n'est plus entendue.

Emmanuel Macron a redit sur BFMTV, ce jeudi après-midi, que la gifle qu'il a reçue était un "acte isolé et violent". "Il n'y a pas d'ITT (incapacité temporaire totale) mais il y a un acte violent ", a ajouté le magistrat, soulignant que le président "n'a pas souhaité voir un médecin ". Le prévenu a cependant expliqué qu'il souhaitait, dans tous les cas, marquer les esprits au moment de la venue du chef de l'État, mais ne savait pas dans quelle mesure. Avant d'affirmer: "La vraie violence, ce n'est pas ça".

"Je ne demande pas d'amende mais je vous demande d'envisager de prononcer à son encontre une interdiction définitive d'exercer une fonction publique ", ainsi qu'une interdiction du droit de vote pour cinq ans maximum et une interdiction de détention d'arme pour la même durée, a déclaré le magistrat, qui avait rappelé que Damien Tarel encourait trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

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