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L’hypothèse survivaliste — Enlèvement de Mia

17 Avril 2021

Voilà trois jours que la petite Mia, 8 ans, reste introuvable. Et le magistrat de souligner: "L'opération avait été préparée conjointement et de façon minutieuse et précise".

Les enquêteurs ont ensuite découvert que ces suspects étaient déjà connus des services de renseignement pour leur accointance avec la mouvance complotiste. Le premier, âgé de 58 ans, a été appréhendé à son domicile boulevard Jean Jaurès dans le 19ème arrondissement de Paris et placé en garde à vue. L'enfant, sa mère et les ravisseurs sont toujours activement recherchés. Une perquisition immédiate a permis aux enquêteurs de trouver un script servant à guider les ravisseurs face à la grand-mère de Mia, ainsi que de nombreux téléphones portables.

"Au cours de sa garde à vue, le suspect a affirmé avoir agi " dans le but de sauver la vie de l'enfant " même s'il a admis avoir " peut-être été manipulé ".

Au regard du " caractère très organisé de cette action et de la sophistication des techniques utilisées", l'enquête, qui mobilise 90 militaires, porte désormais sur le chef d' " enlèvement de mineur de moins de 15 ans commis en bande organisée ".

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Et ce, " en dépit des alertes lancées depuis Kigali, Kampala ou Paris ", précisent les conclusions du rapport. C'est ce que François Mitterrand souhaite avec le sommet de La Baule.

Le profil de la jeune femme, introuvable elle aussi, inquiète la justice. Selon des sources proches de l'enquête, les trois kidnappeurs présumés sont inscrits comme des "objectifs" suivis par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à cause de leur appartenance à la mouvance survivaliste, souligne Le Parisien. Une trentaine de signalements a été fait à la gendarmerie, mais toujours aucune trace de Mia. Mi-janvier, elle avait déclaré vouloir partir en camping-car pour passer "en dessous des radars de la société" et refusait "toute collaboration avec les services éducatifs et souhaitait vivre en marge de la société". La fillette a bien disparu le 12 avril, et le procureur d'Épinal a révélé qu'elle aurait été confiée à sa mère "environ 20 minutes" après le rapt. Les suspects ont attiré l'attention d'un premier témoin car ils effectuaient des échanges de véhicules. L'un a vu mardi le véhicule des suspects à proximité d'un autre véhicule immatriculé en Belgique. La mère avait perdu la garde de sa fille en décembre dernier. La garde de Mia lui avait été retirée par décision judiciaire, elle ne pouvait voir sa fille qu'accompagnée d'un tiers, et dans la limite de deux fois par mois.

Les grands-parents paternels de Mia qui habitent Montélimar, dans la Drôme, ont élevé la petite fille depuis sa naissance jusqu'à ses cinq ans. Elle est propriétaire d'une Peugeot 207 noire.

La petite fille, de type européen, mesure 1,30 m. Elle a les yeux bruns, les cheveux longs et bruns avec une frange.

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