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Incident sur un site nucléaire en Iran, aucune victime

13 Avril 2021

Les tensions entourant le programme nucléaire iranien ont repris de plus belle en 2018, lorsque les États-Unis se sont retirés de l'accord international de Vienne qui permettait à l'Iran de développer son programme nucléaire sous la surveillance des nations signataires.

Un incident s'est produit, hier, dans une partie du réseau électrique de l'installation nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran, a déclaré le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, rapporte l'agence Fars.

Les centrifugeuses visées par ce sabotage permettraient d'enrichir de plus grandes quantités d'uranium à des niveaux de raffinement interdits par les accords de Vienne de 2015 qui encadrent le programme nucléaire iranien.

"Avec cette action, le régime sioniste a bien sûr essayé de se venger du peuple iranien pour la patience et la sagesse dont il a fait preuve (en attendant) la levée des sanctions" américaines, a-t-il affirmé.

Asphyxié sur le plan économique par les différentes salves de sanctions imposées depuis 2018 par Donald Trump après le retrait de Washington de l'accord, Téhéran a intensifié ses activités nucléaires au cours de ces derniers mois dans le but d'accentuer la pression sur l'équipe de Joe Biden - en qui elle voit l'opportunité d'obtenir une levée des sanctions.

Un communiqué du chef de l'OIEA Ali-Akbar Saléhi, diffusé par la télévision d'Etat, annonce en début de soirée que l'"accident" est en fait un acte de "terrorisme antinucléaire" mais sans fournir le moindre détail sur la nature exacte de cette attaque ni sur ses conséquences.

"Si (l'attaque) visait à limiter la capacité nucléaire de l'Iran, je dirais en revanche que toutes les centrifugeuses qui (ont été endommagées) étaient du type IR-1" (c'est-à-dire de "première génération", NDLR), a encore dit M. Khatibzadeh.

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Une solution que le chef de l'Etat et son ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer ne veulent prendre qu'en dernier recours. Quelque 8,2 millions de premières doses et 2,8 millions de secondes ont été jusqu'à présent injectées en France.

"Faites savoir à tout le monde qu'elles seront assurément remplacées par des machines plus avancées", a-t-il ajouté, promettant que "la réponse de l'Iran sera la vengeance contre le régime sioniste au moment et à l'endroit opportun".

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif indique pour sa part que l'incident est un acte de " terrorisme nucléaire ".

"Mais nous ne permettrons pas (qu'Israël fasse dérailler les discussions de Vienne) et nous nous vengerons des sionistes pour ces actions", aurait-il déclaré de même source lors d'une réunion à huis clos au Parlement consacrée à l'attaque contre Natanz.

L'agence officielle Irna avait alors mis en garde Israël et les Etats-Unis contre toute action hostile. En riposte, l'Iran a commencé à s'affranchir de ses engagements à partir de mai 2019.

Le pouvoir iranien a toujours nié vouloir la bombe atomique mais le Premier ministre israélien accuse Téhéran de chercher à s'en doter.

En juillet 2020, une explosion avait détruit partiellement un bâtiment d'assemblage de nouvelles centrifugeuses. Téhéran a conclu à un "sabotage" d'origine "terroriste", mais n'a pas encore fait connaître les résultats de son enquête.

"Un accord avec l'Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (.) ne serait d'aucune façon contraignant pour nous", a affirmé mercredi M. Netanyahu à propos des discussions de Vienne. Le 12 mars, l'Iran a accusé Israël d'être derrière l'attaque du navire iranien Shahr-e-Kord en Méditerranée.

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