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Des arrestations, l’ex-prince héritier assigné à résidence — Jordanie

04 Avril 2021

La chaîne Al-Arabiya a confirmé le "déploiement important de forces de sécurité dans la capitale Amman, et dans le quartier de Dabouq, où sont situés les palais royaux" et précisé que les arrestations visaient "plusieurs amis et proches collaborateurs du prince Hamza".

"Ce qui a été publié sur les allégations concernant l'arrestation de son altesse le prince Hamza n'est pas vrai, mais il lui a été demandé de cesser les activités qui sont exploitées pour viser la sécurité et la stabilité de la Jordanie", a déclaré le chef de l'armée jordanienne, Yousef Huneiti.

" Personne n'est au-dessus de la loi. La sécurité et la stabilité de la Jordanie passent avant tout", avait dit le général Huneiti.

" Toutes les mesures qui ont été prises l'ont été dans le cadre de la loi et après une enquête approfondie ", a-t-il ajouté.

Selon le Washington Post, le prince Hamza est visé par une enquête après "la découverte de ce que des responsables du palais ont décrit comme un complot complexe et de grande envergure" visant à renverser le roi Abdallah II. Ce complot présumé " comprenait au moins un autre membre de la famille royale ainsi que des chefs tribaux et des membres de la direction de la sécurité du pays", a-t-il ajouté, citant un haut responsable des services de renseignements du Moyen-Orient.

Le roi Abdallah II a démis le prince Hamza de sa qualité d'héritier du trône en 2004 afin de consolider son pouvoir.

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La police a bouclé plusieurs avenues entourant le siège du Congrès "à cause d'une menace extérieure". Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont levé l'alerte tout en maintenant un cordon de sécurité.

Hamza est le fils aîné du roi Hussein et de son épouse américaine, la reine Noor, née Lisa Halaby.

Quant à Bassem Awadallah, ancien ministre des Finances et du Plan, il était très proche du roi jordanien mais aussi une figure controversée en Jordanie.

Avant de devenir chef de la cour royale en 2007, il était chef du cabinet du roi en 2006. Il a finalement démissionné de son poste de chef de la Cour royale après avoir été vivement critiqué pour son ingérence présumée dans des questions politiques et économiques controversées. Il avait aussi été accusé par certains députés et autres politiciens ainsi que par des journalistes de s'ingérer dans les plans de privatisation du pays. Les autorités jordaniennes ont procédé à une opération arrêtant un ancien conseiller du roi Abdallah II et d'autres personnes, a rapporté samedi 3 avril l'agence de presse officielle Petra. "Nous suivons de près ces informations et sommes en contact avec les responsables jordaniens", a indiqué Ned Price, un porte-parole du département d'État. Hamza a affirmé qu'il ne faisait partie d'aucune tentative de coup d'État, mais a violemment attaqué le gouvernement de son demi-frère, le roi Abdallah.

"La Tunisie exprime sa " solidarité totale " avec le royaume hachémite de Jordanie et réaffirme son " soutien absolu " aux décisions et mesures prises par les dirigeants du royaume pour " préserver la paix dans le pays et garantir la stabilité et la prospérité du peuple jordanien frère", indique, dimanche, un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L'assignation à résidence du prince et les arrestations surviennent à quelques jours de la célébration du centenaire du royaume.

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