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Nike, Adidas, H&M... Ces marques dans la tourmente en Chine — Ouïghours

27 Mars 2021

Après H&M, le géant américain des articles sportifs Nike est devenu jeudi la cible d'une tempête médiatique en Chine après son boycott du coton du Xinjiang, sur fond d'allégations de "travail forcé" imposé aux Ouïghours.

Selon des enquêtes publiées par des instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des camps et certains soumis à du travail forcé, notamment dans des champs de coton de la région.

La Maison Blanche a prévenu vendredi qu'elle suivait de près la question du travail forcé au Xinjiang, après que des entreprises, notamment américaines, font l'objet de campagnes de défiance en Chine pour s'être engagées à ne pas utiliser de coton provenant de la région chinoise. Les autorités y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne. "Les intérêts du pays passent avant tout ", a indiqué l'actrice Tan Songyun pour mettre fin à son partenariat avec Nike, se disant "fermement opposée à toutes les actions malveillantes visant à salir " la Chine.

La polémique a enflé ce jeudi avec l'annonce par plusieurs acteurs et chanteurs chinois qu'ils coupaient tout lien avec Nike, Adidas, Uniqlo, Converse ou encore Calvin Klein, dont ils ou elles étaient les ambassadeurs d'image.

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Les surfeurs en Chine appellent au boycott de la chaîne de mode internationale H&M et des célébrités locales ont cessé de coopérer avec elle à la suite d'une annonce de la société suédoise en octobre dernier concernant la violation des droits de l'homme dans la région du Xinjiang. Ces derniers ont été retirés de sites de vente en ligne en Chine, et des personnalités chinoises ont retiré leur soutien aux marques.

Signe d'une possible intervention de l'exécutif, c'est la Ligue de la jeunesse communiste, une organisation affiliée au parti au pouvoir, qui avait lancé les hostilités sur Weibo. Pékin a d'ailleurs démenti toute instrumentalisation dans cette affaire et continue de démentir les accusations sur le travail forcé des Ouïghours. "Le marché chinois est comme il est. Nous n'avons nul besoin de nous lancer dans des intimidations", a indiqué la porte-parole Hua Chunying lors d'un point-presse.

Cette décision était intervenue après un rapport de l'ONG Australian Strategic Policy Institute accusant le groupe de s'être approvisionné "potentiellement directement ou indirectement", entre 2017 et 2019, auprès de structures utilisant de la main-d'oeuvre ouïghoure provenant de "camps de rééducation". H&M China a déclaré dans un communiqué mercredi qu'il n'endossait " aucune position politique ".

Sur Weibo, d'autres noms de marques ayant adopté des positions similaires contre le coton chinois circulaient jeudi: Zara, Gap, New Balance ou encore Fila, laissant entrevoir de potentielles conséquences sur leurs affaires.

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