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Crise en Catalogne: l'ex-président catalan Carles Puigdemont dénonce "une persécution politique"

10 Mars 2021

Élus au Parlement européen, Carles Puigdemont et ses anciens " ministres " Toni Comin et Clara Ponsati sont poursuivis en Espagne pour l'organisation d'un référendum d'indépendance interdit en Catalogne. Madrid peut relancer un mandat d'arrêt européen. Mais la justice belge pourrait refuser de l'extrader. L'ancien président catalan est poursuivi par la justice espagnole pour son rôle dans la déclaration unilatérale d'indépendance de la région en octobre 2017.

L'ancien président de la Generalitat, Carles Puigdemont, et deux anciens membres du gouvernement catalan, Clara Ponsati et Toni Comin, ne sont pas pour autant remis à la justice espagnole qui avait réclamé la levée de leur immunité.

Les trois levées d'immunité ont été adoptées par plus de 400 voix pour, près de 350 contre et une quarantaine d'abstentions. Puigdemont et Comin, s'ajoute l'accusation de " détournements de fonds publics ".

Interview dans l'émission La faute à l'Europe, Carles Puigdemont dit avoir "gagné la bataille politique".

Si l'Espagne se réjouit, la décision du Parlement européen était prévisible. "C'est pas mal. On a perdu la bataille parlementaire, mais on a gagné la bataille politique".

Toni Comin a indiqué la semaine dernière espérer que le vote de lundi, par son caractère secret, permettrait un rejet de cette demande.

Mais pour l'Espagne, la levée de l'immunité des trois eurodéputés anciennement ministres en Catalogne, est une grande victoire diplomatique, puisqu'elle consacre la souveraineté de Madrid sur cette région indépendantiste. Ces deux hommes vivent en Belgique depuis 2017 pour échapper aux poursuites espagnoles.

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Elle a été classée sans suite près de six ans après son ouverture. " Des dérives absolument monumentales", a commenté M Temime. Le jugement ne fait pas état de preuves, mais d'un 'faisceau d'indices'.

Pour Mme Ponsati, les autorités judiciaires d'Ecosse, où elle vivait, avaient également suspendu cet examen, dans l'attente de la décision des eurodéputés.

Une récente décision de la justice belge a toutefois de quoi rassurer les indépendantistes. En janvier, la Cour d'appel de Bruxelles avait refusé d'exécuter un mandat d'arrêt européen visant un autre ancien ministre régional indépendantiste, Lluis Puig, mettant en avant un "risque sérieux de violation" de son "droit à un procès équitable" en Espagne.

Bart De Wever, président de la N-VA, parle quant à lui de "jour noir pour la liberté dans l'Union européenne" en précisant que les députés de son parti ont voté contre cette levée de l'immunité parlementaire.

Carles Puigdemont et Toni Comin vivent en Belgique.

Tous trois élus au Parlement européen en 2019, ils sont poursuivis par la justice espagnole pour " sédition " et, dans le cas de MM.

Les trois intéressés avaient reconnu que la partie était difficile, pour ne pas dire impossible, une fois que les principaux groupes parlementaires européens, conservateurs, socialistes (dont le Parti socialiste - PSOE - de Pedro Sánchez) et libéraux ont annoncé leur intention de voter la levée de l'immunité.

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