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Arrivée vendredi à Bagdad du pape François pour une visite historique — Irak

05 Mars 2021

Si la frappe visait les bases aériennes américaines en Irak, et non la venue du pape, il n'empêche que toutes les escales qu'effectuera celui-ci après son atterrissage à Bagdad, l'après-midi du 5 mars, s'annoncent à haut risque.

Le chef des 1,3 milliard de catholiques du monde, qui s'était dit "en cage " ces derniers mois au Vatican tournant au ralenti, s'est dit dans l'avion "content de reprendre les voyages " après 15 mois sans déplacement. "Je viens en pèlerin (...) pour implorer du Seigneur pardon et réconciliation après des années de guerre et de terrorisme (...) et je viens parmi vous en pèlerin de la paix ", a déclaré le pape dans ce message vidéo publié à la veille de son départ.

"Le pape François a assuré ce jeudi dans un message aux Irakiens qu'il venait en visite dans leur pays en " pèlerin de paix (...) après des années de guerre et de terrorisme ".

L'avion de la compagnie Alitalia transportant le souverain pontife s'est posé vers 14h00, heure locale, sur une piste de l'Aéroport de Bagdad, la capitale.

Le pape se rend d'ailleurs très symboliquement sur la terre natale d'Abraham, personnage de l'ancien Testament, "qui réunit en une seule famille musulmans, juifs et chrétiens", rappelle-t-il. "A vous, chrétiens, musulmans, à vous, peuples, comme les Yazidis, qui avez tant souffert", a lancé le pape François, en appelant à "l'espoir qui nous encourage à reconstruire et à recommencer".

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Selon lui, le Kremlin veut le jeter en prison pour le faire taire, après avoir échoué à le tuer en l'empoisonnant l'été dernier. Le travail des détenus, habituellement dans des ateliers de couture ou de fabrication de meubles, y est obligatoire.

"On a dû tout laisser, sauf notre foi", résume ce prêtre chaldéen à Ninive, dénonçant le peu d'aide du gouvernement aux chrétiens pour récupérer leurs maisons ou leurs terres, souvent accaparées par des miliciens - parfois chrétiens eux-mêmes - ou des proches de politiciens.

C'est pour ça, dit-il, que le pape François ne manquera pas de les appeler à rester ou à revenir en Irak où ils sont 400 000, contre 1,5 million il y a vingt ans. Il se rendra pas à Mossoul, ex-bastion de l'État islamique. Au-delà des difficultés sécuritaires ou économiques que subissent les 40 millions d'Irakiens, ils évoqueront le traumatisme supplémentaire des chrétiens.

Les étapes de la visite papale rassembleront quelques centaines de personnes seulement, à l'exception d'une messe dimanche dans un stade d'Erbil, au Kurdistan, en présence de plusieurs milliers de fidèles.

Samedi et pour la première fois de l'histoire, le pape sera reçu dans la ville sainte de Najaf (sud) par le grand ayatollah Ali Sistani en personne, un homme frêle de 90 ans qui n'est jamais apparu en public.

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