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En Australie, Google signe avec la presse, Facebook la bannit

20 Février 2021

"Facebook a eu tort, ses actions sont injustifiées, autoritaires et vont nuire à la réputation de la plateforme en Australie", a répliqué le ministre australien des Finances, Josh Frydenberg.

Avec cette décision, la plateforme a également fermé certaines pages gouvernementales, comme les pages de la Santé publique, où sont partagées les mises à jour sur la situation de coronavirus, ou comme la page du Bureau de la météorologie.

Dans le même temps, Facebook explique que les liens d'information représentent "moins de 4 % des contenus que les gens voient sur leur fil ". Dernier en date, le groupe News Corp de Robert Murdoch, propriétaire notamment des deux tiers des principaux journaux australiens, a annoncé mercredi un accord prévoyant que Google lui verse des "paiements significatifs" en échange de contenus.

D'après les autorités australiennes de la concurrence, Google capte 53% des dépenses publicitaires dans le pays et Facebook 28%, les autres acteurs du marché, dont les entreprises de presse, se partageant les maigres restes, qui s'avèrent insuffisants pour financer le journalisme.

Google a refusé de commenter jeudi la décision de Facebook.

Ce coup de tonnerre fait suite au bras de fer engagé par le gouvernement australien qui souhaite forcer Google et Facebook à payer les médias indexés sur leurs sites, un peu à la manière de ce qu'a prévu l'Europe avec son fameux droit voisin. Facebook vient de décider de bloquer le partage d'articles d'information en Australie.

Un puissant séisme enregistré au large du Japon, 680.000 foyers privés d'électricité
En septembre 2018, un séisme de magnitude 6,6 avait tué 44 personnes dans l'île septentrionale d'Hokkaido. Le gouvernement continuait dimanche d'évaluer le bilan des dégâts.

Jeudi matin, les utilisateurs australiens de Facebook ne pouvaient plus consulter les liens d'informations provenant de médias locaux ou internationaux et les personnes vivant à l'étranger n'avaient plus accès aux informations australiennes.

"La proposition de loi interprète mal la relation entre notre plateforme et les éditeurs", se justifie Facebook.

Le projet de loi, qui devrait être soumis dans les prochains jours au parlement, vise à contraindre les deux géants à sceller directement des accords commerciaux avec les groupes de presse ou à devoir sinon verser un tarif décidé par un médiateur.

Le gouvernent australien ainsi que des groupes de presse ont dit s'inquiéter d'une éventuelle prolifération de fausses informations.

Dans l'après-midi, un grand nombre de pages fournissant des informations gouvernementales avaient été restaurées, mais les pages Facebook de plusieurs organisations caritatives, d'ONG et de l'ensemble des médias étaient toujours en "blackout" - y compris la presse étrangère comme la BBC, le New York Times et le Wall Street Journal.

"La tournure des événements est alarmante et dangereuse", a déclaré Human Rights Watch dans un communiqué. Couper l'accès à des informations vitales dans un pays tout entier en plein milieu de la nuit est inadmissible.

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