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Des milliers de manifestants dans plusieurs villes de France — Loi "sécurité globale"

23 Novembre 2020

À Marseille, 2.500 personnes. Les slogans ne manquaient pas sur la place du Trocadéro à Paris. "On bascule dans quelque chose qui n'est pas totalement la démocratie", s'inquiète Martine Wattoux, gilet jaune sur le dos.

" Tout le monde veut filmer la police ", " la rue elle est à nous "... La foule scande à plusieurs reprises à l'unisson "liberté, liberté, liberté".

Des incidents ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre à la fin du rassemblement organisé à Paris. Après 17 heures, l'heure de dispersion, des groupes ont incendié du mobilier urbain et multiplié les jets de projectile envers les forces de l'ordre situées au niveau de l'avenue d'Eylau.

Vers 19H30, la place avait été quasiment entièrement évacuée par les forces de l'ordre.

À Montpellier, environ 1 300 manifestants (selon la préfecture) ont défilé en fin de matinée.

Loi
Marseille : un millier de personnes contre le projet de loi "Sécurité globale"

Vendredi soir, l'Assemblée nationale avait adopté, après l'avoir amendée, la mesure la plus controversée de la proposition de loi "sécurité globale": l'article 24 pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, tout en l'assortissant de garanties sur le "droit d'informer".

Tout autour de la place, sur tous les supports, les manifestants ont rivalisé d'ingéniosité pour exprimer leur opposition à la loi qui inclut: l'usage élargi des caméras de surveillance dans l'article 20, l'usage élargi des vidéos de caméras piétons de policiers dans l'article 21, l'usage intensifiée des drones pour les manifestations et sur l'espace public dans l'article 22, sans oublier l'article 24 qui restreint la possibilité de diffusion de l'image des policiers. Un autre millier à Rennes. De nombreux jeunes étaient présents avec des pancartes " Baissez vos armes, nous baisserons nos téléphones ", " L'appareil photo, lui, n'a jamais tué personne ".

Une conférence de presse a été organisée parallèlement au siège de la Ligue des droits de l'Homme à Paris, en présence d'Amnesty International, de représentants des syndicats de journalistes et d'un responsable d'un syndicat de policiers minoritaire, la CGT-Intérieur.

Dans le Figaro, Sylvain Maillard, député LREM de Paris, a tenté de désamorcer la colère: le texte "n'est pas bien compris".

Jean-François Cullafroz, de la CFDT, s'est félicité de la mobilisation des directeurs des rédactions des principaux médias contre l'article controversé, appelant "nos patrons de presse à prendre position" lors d'une rencontre prévue mardi au ministère de l'Intérieur. Son collègue Pierre-Henri Dumont a regretté que cette mesure se base sur la loi sur la presse de 1881 et non sur des dispositions déjà existantes du Code pénal. Et notamment son article 24, voté en première lecture hier, qui interdit de filmer le visage d'un représentant des forces de l'ordre "dans le but d'éviter qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique". Particularité de cette campagne: le retour dans les esprits de l'ancien président toujours en exil en Côte d'Ivoire.

Un premier élevage de visons contaminé en France
Les tests réalisés sur les éleveurs qui travaillent dans ces élevages se sont tous révélés négatifs. Le vison peut en effet contracter la maladie, mais aussi réinfecter l'être humain .

Des milliers de manifestants dans plusieurs villes de France — Loi