Jeudi, 25 Février 2021
Dernières nouvelles
Principale » 6,5 millions d'électeurs appelés aux urnes — Elections au Burkina

6,5 millions d'électeurs appelés aux urnes — Elections au Burkina

23 Novembre 2020

Quelque 6,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ce double scrutin, mais près d'un cinquième du pays ne pourra pas voter, faute d'une présence suffisante de l'Etat dans certaines zones du nord et de l'est en proie à des attaques jihadistes et à des violences intercommunautaires quasi quotidiennes.

Le Burkina Faso a voté, dimanche 22 novembre, pour élire son président et ses députés dans un contexte politique et sécuritaire tendu, dans un contexte tendu marqué par les menaces et violences jihadistes. Elu en 2015, il doit affronter 12 concurrents dont Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l'ex-président Blaise Compaoré.

Des forces de sécurité sont massivement déployées à Ouagadougou pour sécuriser les élections et prévenir toute attaque.

Des ballets d'hélicoptères transportant du matériel électoral, selon les autorités, étaient entendus dimanche soir à Ouagadougou.

Des membres de forces de sécurité, dont le nombre n'a pas été révélé, ont été déployées dans tout le pays. A Arbinda, dans le nord du pays, "en temps normal on a cent bureaux de vote mais on a pu (en) ouvrir vingt-cinq", a expliqué le président de la Commission électorale. C'est dans cette région que 14 soldats ont été tués dans une embuscade le 11 novembre. Même quand l'armée sécurisait, personne ne voulait y aller.

" On attend beaucoup de la sécurité. On sait que ce n'est pas facile mais on aimerait qu'il y ait la paix, qu'il y ait le pardon entre les Burkinabè et qu'on puisse vivre ensemble tranquille", a estimé Abdoulaye Koula, électeur de Ouagadougou.

Roch Marc Christian Kaboré élu en 2015 et qui brigue un second mandat fait figure de favori
Roch Marc Christian Kaboré élu en 2015 et qui brigue un second mandat fait figure de favori

Considérés comme les deux outsiders les plus sérieux, Diabré et Komboïgo, ainsi que quatre autres candidats, ont fait monter la pression samedi en dénonçant des risques de fraude.

En 2015, le parti "avait réussi cet exploit (d'une victoire au premier tour) mais c'était surtout grâce à son faiseur de roi", le défunt président du parti présidentiel Salif Diallo, réputé stratège politique, décédé en 2017, dit-il.

Roch Marc Christian Kaboré est donné favori de ce scrutin, il profitera d'une opposition divisée.

Dimanche matin, après avoir voté dans son quartier de Ouagadougou, il a réagi à ces accusations de fraude: " les polémiques, c'est pour un autre jour ". Les opposants ont annoncé qu'ils s'uniraient derrière celui arrivé en tête pour le deuxième tour, un cas de figure qui n'est encore jamais arrivé au Burkina Faso.

Politiquement, cette présidentielle paraît la plus ouverte de l'histoire du pays.

Les attaques des groupes djihadistes - certains affiliés à Al-Qaïda, d'autres à l'organisation État islamique -, parfois entremêlées de violences intercommunautaires, et la répression violente des forces de sécurité ont fait au moins 1 200 morts (majoritairement des civils) et chassé de leurs foyers un million de personnes, qui s'agglutinent dans les grandes villes après avoir fui la violence. Leur ancrage local fait que leur nombre réel reste inconnu - plusieurs milliers, selon les estimations -, mais elles devraient jouer un rôle dans la sécurisation du scrutin dans les campagnes, selon certains.

Hong Kong : tous les députés pro-démocratie vont démissionner
Les autres législateurs sont principalement désignés par des groupes socio-professionnels acquis à la Chine continentale. L'ensemble des députés pro-démocratie de l'archipel ont annoncé, mercredi 11 novembre, leur démission prochaine.

6,5 millions d'électeurs appelés aux urnes — Elections au Burkina