Mardi, 1 Décembre 2020
Dernières nouvelles
Principale » Australie: 25 militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan

Australie: 25 militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan

21 Novembre 2020

Le plus haut responsable militaire de l'Australie a admis, jeudi 19 novembre, l'existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient "tué illégalement" au moins 39 civils et prisonniers afghans.

Le général australien Angus Campbell l'a annoncé officiellement ce jeudi: 39 Afghans, civils et non-combattants, ont été tués par des troupes australiennes au début du siècle.

.

Les 25 membres des forces spéciales mis en cause dans 23 incidents ont laissé une "tache" sur leur régiment, sur les forces armées et sur l'Australie, a-t-il ajouté, recommandant des poursuites pour crimes de guerre.

Certaines patrouilles ont fait fi de la loi.

"Ce bilan honteux comprend des cas présumés dans lesquels de nouveaux membres de patrouille ont été contraints de tirer sur un prisonnier afin d'effectuer leur premier meurtre, dans une pratique effroyable connue sous le nom de 'blooding'", a aussi relevé le général Campbell. Ces jeunes soldats auraient ensuite mis en scène un affrontement pour expliquer l'incident, selon le rapport.

Ces joueurs d’origine africaine évoluant pour des nations européennes
C’est également le cas de l’attaquant de Liverpool Christian Benteke. C’est ce que vous découvrirez dans cet article.

Par ailleurs, suite à la publication de ce rapport, 19 soldats vont être renvoyés devant la police fédérale australienne et seront condamnées à un versement d'indemnités aux familles des victimes.

Après les attentats du 11 septembre 2001, plus de 26 000 soldats australiens ont été envoyés en Afghanistan pour combattre aux côtés des forces américaines et alliées contre les talibans, Al-Qaida et d'autres groupes islamistes, avant de quitter le pays en 2013.

Les troupes de combat australiennes ont quitté le pays en 2013, mais depuis, une série de récits souvent brutaux ont émergé à propos de la conduite des unités d'élite des forces spéciales.

Certains médias australiens se sont fait l'écho d'accusations très graves contre les forces australiennes, comme le cas d'un homme qui aurait été abattu pour céder la place dans un hélicoptère, ou le cas d'un garçon de 6 ans tué lors d'une perquisition. Le gouvernement australien s'est efforcé d'atténuer l'émotion suscitée par ces révélations. Le gouvernement a d'abord cherché à clore les comptes des dénonciateurs qui avaient dénoncé les accusations, la police ayant attaqué les journalistes d'investigation qui les dénonçaient. Mais le bureau du président afghan Ashraf Ghani a fait une interprétation différente de cette conversation. Les Occidentaux ne se comportent pas comme les talibans que ces gens ont amenés au pouvoir, et appliquent l'ancienne loi: y compris la loi selon laquelle les frontières et les États doivent y être respectés, ces personnes n'auraient jamais dû être présentes si les filles australiennes avaient fait le travail bien avant.

L'affaire a éclaté en 2017, lorsque le radiodiffuseur public ABC a publié " Afghan Files ", une série d'enquêtes accusant les forces australiennes d'avoir tué des hommes et des enfants non armés en Afghanistan.

Australie: 25 militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan