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Un jeune homme arrêté pour apologie du terrorisme sur Twitter — Blois

27 Octobre 2020

La justice française a condamné, vendredi en comparution immédiate, une étudiante algérienne de 19 ans pour avoir appuyé, par un post sur Facebook, le meurtre de l'enseignant Samuel Paty. Elle avait écrit: " il mérite pas d'être décapité, mais de mourir, oui.

Le tribunal correctionnel de Besançon a tranché: l'étudiante est condamnée à 4 mois de prison avec sursis pour "apologie du terrorisme ". Le tribunal de Besançon (est) l'oblige aussi à effectuer un stage de citoyenneté dans les 6 mois à venir. Placé en garde à vue, il a minimisé les faits et nié "toute radicalisation".

" Je regrette d'avoir écrit ce commentaire, je m'en excuse".

Un mort et deux blessés dans une rixe pour des cigarettes — Drôme
Un adolescent se réfugie à son domicile et sa mère sort pour aller au devant des quatre personnes qui menaçaient son fils. Les faits sont survenus vers 20h15 dans un restaurant MacDonald de cette ville de la vallée du Rhône.

"Lors de son audience, la jeune femme a reconnu les faits et a exprimé ses regrets, soulignant qu'elle était " contre la violence " et qu'elle avait écrit " trop vite sans réfléchir ". "J'ai fait une très grosse erreur, ces messages ne me correspondent pas ", précise-t-elle, assurant qu'elle ignorait les circonstances précises de la décapitation, le 16 octobre, de l'enseignant lorsqu'elle avait réagi sur Facebook.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé à la sortie du Conseil de défense vendredi 23 octobre que 1 279 signalements sur Pharos ont abouti à 27 interpellations depuis l'assassinat de Samuel Paty. C'est un professeur qui présente son cours comme il le souhaite.

" Je veux bien croire qu'il s'agit d'un dérapage, incompréhensible, d'un moment de folie pendant un excès de colère", a introduit la procureure Margaret Parietti, rappelant que, "Nous sommes dans un contexte où on ne peut pas écrire, dire n'importe quoi.", avant de requérir six mois de prison avec sursis probatoire et 180 heures de travail d'intérêt général. Il s'agissait d'un professeur qui avait montré les caricatures du Prophète ﷺ à ses élèves il y a quelques jours.

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