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"il méritait de mourir": une étudiante écope de quatre mois de prison

26 Octobre 2020

Un Toulousain de 20 ans a été condamné à 12 mois de prison dont deux ferme pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionnel de Toulouse, avec obligation de soins.

Lundi 19 octobre, Gérald Darmanin a exposé sur Europe 1 le plan d'action du gouvernement, afin de lutter contre la propagande islamiste."Depuis l'assassinat de ce professeur, 80 requêtes ont été ouvertes contre la haine en ligne, contre tout ceux qui, de façon apologique, ont expliqué d'une façon ou d'une autre que ce professeur l'a bien cherché".

La jeune femme a été jugée en comparution immédiate et devra effectuer un stage de citoyenneté dans les 6 prochains mois, où elle devra s'inscrire à ses frais. Depuis cet acte de terrorisme, de nombreux rassemblements pour lui rendre hommage se sont déroulés dans le pays. Mercredi, Emmanuel Macron a salué le combat de l'enseignant pour la liberté.

Macron promet "d'intensifier" les actes contre l'islam radical — Enseignant décapité
La journée de mardi a par ailleurs été rythmée par des hommages au professeur d'histoire-géographie, dont la mort a soulevé une vive émotion.

La jeune femme de 19 ans avait commenté un article de L'Est Républicain qui annonçait un rassemblement en mémoire de l'enseignant sur la page Facebook du quotidien régional. Elle est accusée d'avoir écrit sur Facebook que l'assassinat par décapitation de Samuel Paty était "mérité". Il ne pensait pas se faire pincer mais il a été dénoncé sur la plateforme de signalement Pharos qui a su remonter la piste jusqu'au Toulousain.

"Je regrette d'avoir écrit ce commentaire, je m'en excuse", a déclaré l'étudiante devant le tribunal, soulignant avoir elle-même "effacé le soir même" son message rédigé "trop vite" et "sans réfléchir". Sur son ordinateur, les enquêteurs n'ont trouvé aucun lien avec un quelconque réseau terroriste précise France 3.

"J'ai fait une très grosse erreur, ces messages ne me correspondent pas", a insisté la jeune femme. "C'est un professeur qui présente son cours comme il le souhaite", a ajouté cette jeune fille issue d'une famille de musulmans qui dit " vivre (sa) religion à la maison " et avoir justement fui la violence en Algérie. Depuis l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, les propos et images qui appellent à la haine se multiplient sur les réseaux sociaux, selon le procureur de Toulouse Dominique Alzeari.