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Négociations inédites entre le Liban et Israël pour délimiter leur frontière maritime

17 Octobre 2020

Pour cette première rencontre, le secrétaire d'État adjoint américain pour le Moyen-Orient David Schenker a endossé le rôle de médiateur.

Le Liban et Israël, deux voisins officiellement toujours en guerre, doivent entamer mercredi 14 octobre des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, dans l'optique de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures.

Quelques semaines seulement après des accords de normalisation avec Israël signés par les Émirats arabes unis et Bahreïn à la Maison blanche, des observateurs s'interrogent sur la symbolique de ces pourparlers pour le président Donald Trump à l'approche de l'élection présidentielle américaine.

L'armée libanaise et la Finul ont bloqué les routes menant à la base, tandis que des hélicoptères survolaient le secteur.

" Nous espérons que les négociations se dérouleront à un rythme nous permettant de clore ce dossier dans un délai raisonnable ", a-t-il ajouté.

En 2018, le pays a signé son premier contrat d'exploration avec un consortium international formé des groupes français Total, italien ENI et russe Novatek.

Ils revendiquent chacun environ 860 kilomètres carrés de la mer Méditerranée comme faisant partie de leurs propres zones économiques exclusives. "Notre objectif n'est pas de provoquer une quelconque normalisation ni aucun processus de paix ici", a déclaré un haut fonctionnaire du ministère israélien de l'Énergie. Si Israël a évoqué des "négociations directes", des responsables libanais ont déclaré que les délégations ne se parlent pas.

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Auteur d'un match compliqué, l'attaquant du FC Barcelone s'est également montré très expressif au moment du coup de sifflet final. Des célébrations qui n'ont d'ailleurs pas été du goût des Boliviens.

La délégation libanaise est composée de deux militaires et deux civils, un responsable de l'Autorité du pétrole et un spécialiste du droit de la mer.

Israël a envoyé une équipe de six membres, dont le directeur général de son ministère de l'énergie, le conseiller en politique étrangère du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef de la division stratégique de l'armée.

Le Hezbollah et son allié Amal ont critiqué la délégation représentant le Liban lors des pourparlers. Il s'agit de pourparlers exclusivement techniques, qui doivent être menées par des militaires, souligne un communiqué des deux partis chiites.

Lundi, le quotidien pro-Hezbollah Al-Akhbar a qualifié les pourparlers de "moment de faiblesse politique sans précédent pour le Liban" et a soutenu qu'Israël était le véritable "bénéficiaire".

Une guerre dévastatrice avait opposé le Hezbollah et Israël en 2006, faisant plus de 1200 morts au Liban, surtout des civils, et 160 côté israélien, essentiellement des militaires.

La ville de Naqoura accueille déjà des réunions mensuelles tripartites indirectes israélo-libanaises sur les violations le long de la frontière terrestre.

Les pourparlers négociés par les États-Unis auront lieu au poste frontière de l'ONU connu sous le nom de Ras Naqoura, à la périphérie de la ville frontalière libanaise de Naqoura.

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