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" "Le président du Conseil scientifique n’exclut pas un " reconfinement local " — Coronavirus

11 Octobre 2020

Jean-François Delfraissy a par ailleurs réclamé une vision de long terme, alors que selon l'Inserm seuls 4,5% des Français ont développé des anticorps contre le Covid-19 (11 à 12% en région parisienne) et qu'il faudrait que ce chiffre atteigne 50 à 60% pour que l'immunité collective soit effective. Lille, Lyon, Grenoble et Saint-Etienne vont passer en zone d'alerte maximale samedi en raison de la dégradation des indicateurs de suivi de l'épidémie. Pour Jean-Claude Delfraissy, il faudra également compter sur "la médecine de l'innovation, de la thérapeutique, qui n'a pas été au rendez-vous jusqu'à maintenant". "Les mesures de restriction sont indispensables. Il faut regagner la confiance ".

Alors que les restrictions s'étendent à de nouvelles métropoles en France pour lutter contre la reprise de l'épidémie de coronavirus, une question reste en suspens: quand est-ce qu'un retour à la normale pourra être envisagé? Face aux critiques des mesures trop restrictives, Delfraissy a défendu leur importance et a comparé la stratégie du gouvernement à la "cocotte-minute". "Ce sont des mesures transitoires qui permettent que le virus ne circule pas trop, ensuite on rouvre et on va refermer dans une autre ville ". C'est cette stratégie-là qu'il va falloir avoir en plus des mesures de distanciations.

Le chanteur Renaud opéré du cœur
Invitée sur le plateau de TPMP, il y a quelques jours, son ex-femme Romane Serda avait révélé que Renaud est sobre depuis 18 mois.

Alors que le ministre de la Santé avait assuré la veille qu'il ne souhaitait pas reconfiner localement, le scientifique s'est montré de son côté moins affirmatif.

"Si à certains moments c'est nécessaire, il faudra le faire", a-t-il fait valoir, précisant néanmoins qu'il fallait "tout faire pour l'éviter", en prenant par exemple des "mesures intermédiaires de couvre-feu". "Il faut que nous comprenions tous que nous sommes partis sur une vision de moyen et de long terme avec ce virus", a-t-il déclaré. Pour lui, la question n'est plus tant de de savoir comment gérer le mois d'octobre 2020, mais bien "l'ensemble de l'hiver" à venir et du "printemps 2021". "Il faut qu'on apprenne à vivre avec le virus jusqu'à l'été prochain", a-t-il insisté. La première, le virus va spontanément s'atténuer au bout d'un temps. "Il y aura probablement, et on a des raisons d'espérer, des premiers candidats-vaccins qui auront une certaine forme d'efficacité", a-t-il espéré.