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Un transfuge sud-coréen tué par la Corée du Nord

25 Septembre 2020

Le ministère sud-coréen de la Défense a condamné un acte "scandaleux".

Ce meurtre d'un citoyen sud-coréen, le premier perpétré par l'armée nord-coréenne depuis dix ans, a suscité l'indignation du Sud. Les gardes-frontières lui ont alors tiré dessus conformément aux instructions permanentes, selon ce courrier. L'infortuné, un fonctionnaire travaillant dans le domaine de la pêche avait fait défection. "Les soldats nord-coréens ont versé de l'essence sur son corps et l'ont brûlé dans l'eau" pour éviter toute contamination au coronavirus.

"Je crois que c'est la première fois depuis 1976", date de "l'incident du meurtre à la hache", a-t-il dit, lorsque deux soldats américains avaient été tués par des militaires nord-coréens dans la Zone démilitarisée (DMZ).

Cet événement intervient alors que Pyongyang demeure en alerte maximum par rapport au Covid-19 et que les relations inter-coréennes sont au point mort. Le président, qui a toujours plaidé pour de meilleures relations avec Pyongyang, l'a qualifié de "choquant" et intolérable.

Le département nord-coréen du Front uni, chargé des relations transfrontalières, a adressé une lettre au président sud-coréen Moon Jae-in au lendemain de l'annonce du décès de ce responsable du service des pêches, qui avait été porté disparu.

"Le fait de tuer un homme non armé et de brûler son corps ne peut, en aucune façon, être excusé", a-t-il affirmé.

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Le ministère a précisé dans un communiqué que le Sud-Coréen se trouvait à bord d'un navire, naviguant à proximité de l'île frontalière occidentale de Yeonpyeong.

Selon des médias sud-coréens, l'homme, âgé d'une quarantaine d'années et père de deux enfants, avait récemment divorcé et rencontrait des problèmes financiers.

Le 24 septembre, l'armée sud-coréenne avait affirmé qu'il avait subi plusieurs heures d'interrogatoire alors qu'il était dans l'eau. Ils auraient ainsi mis le feu à son cadavre pour prévenir tout risque de contamination au nouveau coronavirus, selon le responsable militaire.

Pyongyang, particulièrement vulnérable à une épidémie de coronavirus en raison d'un système médical défaillant, a affirmé jusqu'à présent ne pas avoir enregistré sur son sol de cas de Covid-19.

En effet, ce mois là, un transfuge nord-coréen qui avait fui vers le Sud il y a trois ans est retourné dans son pays en réussissant à franchir illégalement la ligne de démarcation. Cela avait poussé les autorités nord-coréennes à décréter le confinement de la ville de Kaesong, située à la frontière, par crainte que l'individu ne soit porteur du coronavirus.

La Corée du Nord a fermé ses frontières fin janvier, au moment où l'épidémie explosait en Chine, et a déclaré l'état d'urgence maximum en juillet.

Un transfuge sud-coréen tué par la Corée du Nord