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La BCE surveille l'euro et une reprise soumise aux aléas du Covid

13 Septembre 2020

A ce sujet, Mme Lagarde a déclaré que la BCE surveillait attentivement le niveau de l'euro, dont l'appréciation ces derniers mois a contribué à tirer l'inflation à la baisse. Bien que le taux de change ne soit pas visé par la BCE, comme la présidente Lagarde l'a souligné à plusieurs reprises, l'effet modérateur de l'euro sur l'inflation à moyen terme est suivi de près.

Déjà orientés à la baisse du fait de la crise, les prix en zone euro sont même passés en territoire négatif en août (-0,2%) où des facteurs temporaires ont joué, comme la baisse de la TVA en Allemagne et les soldes d'été. Mais elle avait aussi estimé que "les risques déflationnistes sont en baisse".

La banque centrale a réitéré jeudi son intention d'utiliser "tous ses instruments (.) de manière appropriée" afin de soutenir l'activité et ramener le taux d'inflation vers l'objectif assigné.

Pour Carsten Brzeski, chef économiste chez ING, Mme Lagarde s'est livrée à un " exercice d'équilibre verbal intéressant, voire risqué ". Ce dernier trouve la présidente "étonnamment optimiste" concernant l'inflation, "contradictoire" avec sa requête "justifiée" d'avoir davantage de points pour en mesurer la dynamique, et avec l'habitude de la BCE de fonder ses projections sur des éléments existants plutôt que sur des plans de relance à venir: "Nous ne pouvons nous empêcher de penser que la BCE vient de rater une occasion de rester en avance sur la voie de la transformation (...)".

La banque centrale prévoit également une contradiction du produit intérieur brut de 8,7% en 2020, suivie d'un rebond de 5,2% et 3,3% en 2021 et 2022, respectivement.

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L'Australien Richie Porte a pris la troisième place, à 5 secondes, et le Colombien Miguel Angel Lopez la quatrième, à 8 secondes. Le premier, troisième encore dimanche matin, est désormais hors du top 10 à plus de huit minutes de Primoz Roglic .

" La force de la reprise reste soumise à de grandes incertitudes car elle est très dépendante de l'évolution future de la pandémie et le succès des politiques " mises en place pour combattre celle-ci, a expliqué Mme Lagarde.

Elle a en revanche abaissé légèrement ses prévisions pour 2021 et 2022, avec un rebond de +5,0% et +3,2% en 2021 et 2022 contre, respectivement, 5,2% et 3,3% annoncés lors de la publication des dernières prévisions en juin.

Avant la conférence de presse, la BCE avait sans surprise laissé sa politique monétaire inchangée tout en répétant que le Conseil des gouverneurs "reste prêt à ajuster l'ensemble de ses instruments".

Elle a aussi confirmé les programmes de rachat massifs de dette, dont l'action d'urgence " PEPP " de 1.350 milliards d'euros d'ici juin 2021, destiné à contrer le choc du Covid-19 sur l'économie. Nous anticipons toujours que la BCE augmentera à nouveau l'enveloppe du PEPP, probablement de 500 milliards d'euros, en décembre. Pour dire les choses simplement, son travail n'est pas encore terminé.

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