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Comment le confinement a modifié le bruit sismique de la planète

27 Juillet 2020

Et les conclusions sont sans appel: " Les mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19 ont entraîné dans le monde entier une réduction de 50 % du bruit sismique lié aux activités humaines entre janvier et juin 2020", écrit le CNRS. C'est ce que révèle une étude internationale publiée dans la revue Science le 23 juillet.

Cette étude a été dirigée par les sismologues Thomas Lecocq et Koen Van Note de l'Observatoire royal de Belgique.

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Les sismomètres enregistrent les vibrations se propageant à travers le sol et permettent notamment de mesurer les ondes sismiques survenant après les tremblements de terre. Ils servent également à enregistrer ce qu'on appelle le bruit sismique.

En comparant le bruit sismique pendant le confinement avec les données recueillies pendant les mois ou les années précédentes par plus de 300 stations sismiques dans le monde, l'étude montre qu'en 2020, une "vague" de réduction du bruit peut être suivie et visualisée dans de nombreux pays, d'abord en Chine, puis en Italie, et enfin dans le reste du monde. "Le niveau de bruit sismique que nous avons observé pendant le confinement a duré plus longtemps et était souvent plus silencieux que la période entre Noël et le Nouvel An ". Mais pas uniquement. La durée et le calme de cette période correspondent à la réduction du bruit sismique mondial la plus longue jamais enregistrée, mettant en évidence l'impact des activités humaines, ou anthropiques, sur la Terre. Les baisses les plus fortes du bruit sismique ont été constatées dans les zones urbaines (Pékin, Taipei, Hong Kong, Milan, Florence, New York, Boston, Lisbonne, Montréal, Paris...). Cela donne l'occasion de détecter des signaux subtils provenant de sources sismiques souterraines qui auraient été dissimulées à des moments plus bruyants et de comparer les sources de bruit anthropique. "Parfois les données sont très mauvaises parce que les capteurs des stations sont mal installés ou juste trop loin des villes pour observer quelque chose", confie Corentin Caudron, volcano-sismologue à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

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