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Doit-on dire "le" ou "la" Covid-19 ?

21 Juillet 2020

Dans l'élément d'une vingtaine de minutes, l'homme alerte que "l'heure est grave" et accuse les pouvoirs publics de mentir à propos de l'épidémie de Covid-19, un virus, selon lui, "breveté" et "inventé", une "attaque biochimique", "créée par les Français et l'Institut Pasteur". En 24 heures, la vidéo de ce Français a été visionnée près de 3 millions de fois et partagée plus de 120.000 fois.

" Voila une autre vérité qu'on nous cache concernant le fameux coronavirus ", estime un internaute relayant la vidéo sur Facebook, dans une publication du 18 mars partagée plus de 2 000 fois en 6 heures.

Il montre ensuite un brevet, numéro EP 1694829-B1, qui prouve, selon lui, que le coronavirus a été créé en laboratoire. On en a également trouvé la trace sur YouTube et sur Twitter.

Faux: et pour cause le concerné présente en fait un brevet déposé effectivement par l'Institut Pasteur en 2004, mais pour un autre type de coronavirus.

Le virus qui cause la COVID-19 en fait partie, mais d'autres virus sont aussi des coronavirus, tout comme celui qui a causé l'épidémie de SRAS en 2003. "On est en train de nous dire aujourd'hui que c'est un nouveau virus... on se fout de la gueule de qui, là?"

D'après ces résultats qui doivent être appuyés par des travaux complémentaires, la transmission du virus par l'air et par les objets est "plausible".

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"À l'époque, les équipes de l'Institut Pasteur se sont mobilisées, en proposant plusieurs stratégies vaccinales, dont un candidat-vaccin basé sur la plateforme rougeole (le vaccin rougeole peut être recombiné et utilisé comme un véhicule pour induire une réponse immunitaire contre d'autres agents pathogènes, ici SARS-cov1)", avance de son côté l'institut Pasteur dans un démenti publié sur son site le 18 mars.

" Il peut y en avoir un brevet sur une technologie, sur un diagnostic, sur plein de choses ", poursuit-il, ajoutant qu'il s'agit d'abord de " protéger sa découverte ", le temps de publier un article dans une revue scientifique par exemple. L'Institut Pasteur a d'ailleurs réagi sur son site web (Nouvelle fenêtre), mercredi matin. "Le brevet déposé concernait bien le SARS-CoV-1 (responsable de la maladie dite SRAS en 2002-2003) qui est très différent de SARS-CoV-2 (responsable de la maladie dite Covid19 en 2019-2020) ". Même si le terme de brevet évoque le concept d'invention et porte le nom de " l'inventeur " de ce pour quoi on sollicite un brevet, il faut souligner que le mot " inventeur " à deux sens. Les Décrypteurs vous parlaient en janvier de deux autres brevets qui avaient donné naissance à des théories du complot.

Parmi les plus de 10 entreprises que la Chine a approuvées pour le lancement des produits de détection du COVID-19, environ la moitié ont reçu le marquage CE (Conformité européenne) pour les ventes de produits dans les pays et régions reconnaissant cette désignation.

Il s'agit alors de breveter cette séquence de virus "pour pouvoir mettre au point des tests diagnostiques et des candidats-vaccins", avance Olivier Schwartz.

Le brevet en question n'a donc rien à voir avec la pandémie actuelle, et concerne plutôt un vaccin contre le SRAS, une autre épidémie causée par un autre coronavirus. Les résultats sont là aussi comparables à ce qui avait pu être observé avec le SARS-CoV-1: le nouveau coronavirus semble plus stable sur le plastique et l'acier que sur le cuivre et le carton.