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Discussions en vue de céder le site de Hambach — Daimler

10 Juillet 2020

" S'il vient avec un 4X4 électrique tant mieux mais s'il vient avec un Grenadier, avec un moteur diesel, ça ne colle pas avec l'image du site de Hambach, qui est une vitrine écologique avec des modèles électriques", a-t-il ajouté. Ils se sont rassemblés devant le centre de communication où a lieu un comité social et économique (CSE) extraordinaire avec la direction de Daimler. Plusieurs représentants syndicaux de l'ensemble des sites Mercedes doivent y participer. Alors que le groupe allemand Daimler a annoncé le 3 juillet son intention de se retirer de son site de production en France, en raison notamment de la crise, Ineos y entrevoit l'opportunité de dénicher l'usine dont il rêve.

Il précise " mettre en suspend les travaux de ses sites du Pays de Galles et du Portugal " pendant ces tractations. Une volte-face spectaculaire qui a immédiatement déclenché la colère du syndicat britannique Unite qui crie à la " trahison ". D'ailleurs, même Daimler reste sur les freins en parlant de cette approche comme celle d'un acheteur potentiel.

Les salariés du site mosellan, berceau historique de la petite voiture depuis 1998 et baptisé "Smartville", ont appris vendredi dernier l'intention de Daimler, propriétaire des marques Smart et Mercedes, de revendre l'usine où travaillent entre 1 400 et 1 500 employés. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait appelé le constructeur à " garder toutes les options ouvertes ".

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Autre volet du protocole d'accord, les grilles salariales vont être réactualisées pour mieux correspondre au niveau de diplôme. Malgré ce nouveau geste financier, les syndicats se sont dit déçus mardi soir de cette nouvelle séance de négociation.

La production du véhicule devait débuter dans le courant de l'année prochaine dans l'usine de Bridgend au Pays de Galles. C'est justement dans cette ville que Ford doit fermer cette année une usine de moteurs qui emploie 1.700 personnes.

Détenu par le milliardaire Jim Ratcliffe, le groupe Ineos est un groupe pétrochimique, déjà installé en Moselle, avec l'usine de Ineos Polymer de Sarralbe, qui fournit des billes de plastique polypropylène pour l'industrie pétrochimique.

Le syndicat Unite a vivement réagi, soulignant dans un communiqué que " Jim Ratcliffe a publiquement soutenu le Brexit et affirmé que le pays prospèrerait hors de l'Union européenne ". "Tout autre décision ne serait qu'une trahison ".

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