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Devant l’Assemblée, Buzyn défend sa gestion de la crise

02 Juillet 2020

Le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon s'est insurgé mercredi 1er juillet contre les propos de Roselyne Bachelot devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

C'est par un hommage aux acteurs de première ligne pendant la crise, ceux de "l'ombre", aux professionnels de santé quel que soit leur mode d'exercice et aux victimes de la crise sanitaire qu'Agnès Buzyn a entamé son audition face à la commission d'enquête nationale Covid de l'Assemblée nationale.

Cela ne les a pas empêchées de souligner en creux leurs différences sur la question des stocks de masques de protection, au cœur des questions de députés. " C'est la raison pour laquelle j'avais constitué ce stock de un milliard de masques chirurgicaux, 728 millions de masques FFP2 que j'ai complété avec 500 millions de masques".

"Agnès Buzyn était ministre de la Santé jusqu'au 16 février, avant de remplacer Benjamin Griveaux en tête de liste LaRem pour les élections municipales à Paris".

"Chaque ministre a son organisation et son fonctionnement", a répondu Marisol Touraine, avant d'ajouter: "Si ça s'était passé avec moi, je me serais fâchée très très fort". Mais " je n'ai jamais accepté cette doctrine, lance pour sa part Marisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales de 2012 à 2017, sous la présidence de François Hollande. Elle a indiqué qu'à son arrivée au ministère en 2012, 730 masques chirurgicaux étaient en stock, il y en avait 754 millions à son départ, sans date de péremption.

"Franchement, on a du gel en stock pour un mois, on a quelques boîtes de masques mais on n'a pas de quoi tenir pendant un mois de pandémie".

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Le virus a encore beaucoup de marge pour se propager (.) Nous voulons tous que cela se termine. Il a également redit, comme la semaine dernière, que la pandémie "s'accélère" actuellement .

"Vous ne pouvez pas dire qu'on n'a pas été réactifs", a-t-elle martelé. "Je me moque de l'opinion publique, je fais ce qu'il y a à faire".

"J'ai entendu un représentant d'un syndicat de médecins dire 'nous n'avions pas de masques dans nos cabinets', s'était énervée Roselyne Bachelot un peu plus tôt devant les députés".

"Enfin, des médecins qui n'avaient pas de masques dans leur cabinet, qui n'ont pas de blouse?"

Il faut que le préfet apporte des masques avec une petite charrette?

Les deux anciennes ministres ont en revanche livré une analyse différente sur la création en 2017 de Santé publique France, qui a absorbé les fonctions de l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). "Quand on mélange les contingences quotidiennes avec l'anticipation à long terme, les contingences quotidiennes l'emportent toujours", a-t-elle averti.

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