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Syrie: pour l'Iran, les sanctions américaines sont du "terrorisme"

22 Juin 2020

"A un moment où le monde entier se voit affecté par le coronavirus, le fait d'imposer de telles sanctions inhumaines ne fera qu'aggraver la souffrance du peuple syrien", a déclaré Abbas Mousavi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères à la presse officielle. L'Iran, l'un des soutiens du régime de Damas, et son influence régionale, sont donc plus que jamais dans le collimateur de Washington. "(.) Nous ne nous arrêterons pas tant qu'Assad et son régime n'auront pas mis fin à leur guerre inutile et brutale contre le peuple syrien et que le gouvernement n'aura pas accepté une solution politique" sous l'égide de l'ONU, a prévenu le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Les nouvelles sanctions américaines prévues par la loi César contre la Syrie sont entrées en vigueur ce mercredi et elles visent quatre secteurs: les hydrocarbures, l'aéronautique militaire, les finances et la construction, ciblant aussi bien les entreprises que les personnes qui collaborent avec le régime de Damas, peu importe leur nationalité.

Frère cadet de l'ancien président Hafez al-Assad, celui qui se présente aujourd'hui comme un opposant à son neveu Bachar al-Assad est notamment reconnu coupable de blanchiment en bande organisée de détournement de fonds publics syriens, entre 1996 et 2016.

D'autres, comme son épouse Asma al-Assad, présentée par Mike Pompeo comme "l'une des plus célèbres profiteuses de la guerre en Syrie", sont sanctionnés pour la première fois par Washington.

L'Union européenne avait elle-même renforcé ses sanctions contre la guerre en Syrie en début d'année.

La "loi César" a été promulguée en décembre par le président des Etats-Unis Donald Trump.

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Le pays a aussi recensé 1.282 décès au cours des dernières vingt-quatre heures, selon les données publiées par le ministère de la Santé.

César est le pseudonyme d'un ex-photographe de la police militaire syrienne qui a fait défection en 2013 en emportant 55 000 images illustrant la brutalité et les abus dans les prisons syriennes.

L'élu démocrate Eliot Engel, l'un des auteurs de la loi, a salué "une étape importante" tout en déplorant qu'il ait "fallu si longtemps".

Cela pourrait donc viser directement ou indirectement la Russie et l'Iran.

Elle prévoit des " mesures spéciales " contre la Banque centrale syrienne s'il était avéré qu'elle se livre à des opérations de blanchiment d'argent.

Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, militairement engagé auprès de Damas, a néanmoins accusé mardi la loi César d'avoir pour objectif d'"affamer la Syrie".

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