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L'usine Renault de Dieppe menacée de fermeture : "l'incompréhension" du côté des syndicats

20 Mai 2020

Et de poursuivre: " L'innovation tient une place essentielle dans le fonctionnement de l'usine: l'année dernière, elle s'est dotée d'un "évapoconcentrateur " qui permet de recycler l'eau industrielle, préservant ainsi la Seine". "C'est un site historique sur Dieppe et sur la région, Dieppe sans l'Alpine ce n'est plus Dieppe et vice versa". Les autres sites seraient Choisy-le-Roi, les Fonderies de Bretagne et Flins.

À une grosse semaine de l'annonce par Renault d'un vaste plan d'économies d'environ 2 milliards d'euros, l'inquiétude des salariés monte donc de nouveau. "Quand on veut réindustrialiser le pays, c'est impensable", adéclaréleleaderdelaCGT, PhilippeMartinezsurRTL.

" Est-ce que les 5 milliards que le gouvernement s'apprête à prêter à Renault vont servir à restructurer l'entreprise?"

La crise sanitaire a amplifié la dégradation de la situation financière, déjà passablement mauvaise, de Renault.

La direction de Renault, ainsi que le ministère de l'Économie, n'ont pas souhaité faire de commentaire.

L'inspecteur limogé par Trump menait une autre enquête gênante pour Pompeo
Sa mission consistait à contrôler les 70 milliards de dollars que la diplomatie américaine dépense chaque année. Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo .

Figurant parmi les rares citadines électriques "made in France", la Renault ZOE pourrait bientôt être produite en dehors du territoire national. Elle est due à des années de gouvernance de Carlos Ghosn [l'ancien PDG], qui a été érigé comme un dieu pendant des années et on voit les conséquences de sa stratégie. "C'est cette stratégie qu'il faut changer", a-t-il ajouté.

"Donc je ne commenterai pas tant que le comité social et économique ou le conseil d'administration ne se sera pas réuni", a-elle conclu. Tandis que l'Etat garantit un prêt de 5 milliards d'euros à Renault, à la seule condition de ne pas verser de dividende aux actionnaires, voilà le constructeur automobile français qui envisage concomitamment de fermer plusieurs petites usines dans l'Hexagone. Mais cette aide n'impliquerait pas de renoncer à des suppressions d'emplois. "Dans des propos confiés à l'AFP, une source proche du dossier affirme qu' " il y a des discussions " et que " rien n'est figé ".

Mais dès le mois de février, la direction avait évoqué la possibilité de fermer des sites en France et à l'étranger lors de la présentation des résultats annuels en lâchant: "Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien".

En difficulté avant même la crise du coronavirus qui a provoqué un effondrement du marché automobile, Renault avait enregistré l'an dernier ses premières pertes en dix ans. Ainsi, Clotilde Delbos, directrice générale par intérim du Losange, avait annoncé un objectif de réduire les coûts de fonctionnement de deux milliards d'euros sur trois ans. Selon une source proche du dossier, à Flins il ne s'agirait pas d'une fermeture mais de l'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité.

L'usine Renault de Dieppe menacée de fermeture :