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Coronavirus : comment le Brésil est devenu une bombe à retardement

15 Mai 2020

Le seuil des 10.000 morts franchi, le Congrès "solidaire de la douleur" et "par respect de la mort de 10.000 Brésiliens" a décrété samedi trois jours de deuil officiel. Le pays le plus touché et le plus endeuillé de l'Amérique latine affiche un triste bilan. Ces chiffres selon la communauté scientifique brésilienne et mondiale, pourraient être 15, voire 20 fois plus élevés, car en réalité, le Brésil ne pratique que très peu de tests. Samedi soir, 730 décès supplémentaires avaient été enregistrés en 24 heures, un chiffre proche du record quotidien établi la veille (751).

Le président brésilien Jair Bolsonaro a demandé jeudi aux entrepreneurs de " frapper fort " contre le gouverneur Joao Doria, qui prône le confinement contre le coronavirus dans son État de Sao Paulo, locomotive économique du pays.

Le gouverneur a imposé fin mars un confinement partiel (fermeture des commerces non essentiels, etc.) à ses 46 millions d'administrés, qu'il a prolongé jusqu'au 31 mai. "Nous sommes au pire moment de cette pandémie ", a-t-il déclaré".

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Deuxième grand foyer du pays, l'État de Rio de Janeiro a, lui, vu sa courbe s'affoler ces derniers jours (1 653 morts et 16 929 cas confirmés ce samedi), à un point tel que des mesures de confinement total sont envisagées, notamment dans sa capitale, Rio. Alors que le pic n'est pas attendu au Brésil avant plusieurs semaines, sept Etats du Sud-Est, du Nord et du Nord-Est voient déjà leurs unités de soins intensifs à environ 90% de la saturation: Sao Paulo, Rio de Janeiro, Amazonas, Pernambouc, Maranhao, Para et Ceara. Les États d'Amazonas (Nord) et du Ceara (Nord-Est) ne sont pas en reste et vivent des situations encore plus catastrophiques. Pour lutter contre la propagation du virus, de nombreux États ont appliqué des mesures de confinement.

La Cour suprême a récemment tranché que cette décision revenait aux gouverneurs et aux maires du Brésil, n'en déplaise au président Jair Bolsonaro qui dès le début de l'épidémie dans son pays a préféré botté en touche en minimisant la maladie.

"Le président Bolsonaro n'a, pour sa part, pas cessé de critiquer les gouverneurs, arguant que le remède était pire que le mal, cette " petite grippe", et que l'économie et le retour à l'emploi devaient être prioritaires".

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