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Le ver marin arénicole va-t-il guérir les malades — Coronavirus

05 Avril 2020

Selon Frank Zal, directeur d'Hemarina, cette piste est très sérieuse: " On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l'ANSM a déjà validé l'essai".

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë est "un phénomène réactionnel à l'infection virale qui aggrave l'état clinique et qui nous pousse à plonger les patients dans le coma pour les aider à respirer".

Il s'appelle l'arénicole. Un ver commun de notre littoral puisqu'il fait ces petits serpentins de sable que l'on voit souvent sur la plage quand la mer se retire. L'hémoglobine d'arénicole aurait en effet des pouvoirs d'oxygénation particulièrement importants, 40 fois plus efficace que chez l'homme! Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l'arénicole est extracellulaire. "Le but est d'utiliser cette molécule comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation ", souligne Franck Zal, rappelant le manque actuel de respirateurs artificiels.

Déjà testé avec succès dans le cadre de greffes d'organes, le petit ver marin pourrait bien offrir un nouveau souffle à la lutte contre le Covid-19.

Gels hydro-alcooliques, désinfectants… gare à l'intoxication
Ne mélangez pas plusieurs produits , notamment eau de Javel et détartrant qui ensemble produisent des vapeurs de chlore. Ne passez pas vos aliments à la Javel, n'utilisez pas de désinfectants de surface pour votre hygiène corporelle .

Un ver marin pourrait venir en aide aux patients atteints du coronavirus. Permettre au sang de mieux transférer l'oxygène des poumons vers les tissus pourrait ainsi permettre de lutter contre la maladie.

Le produit de la société, appelé HEMO2life, a déjà été testé aux Etats-Unis sur des personnes atteintes d'hypoxie cérébrale.

Le scientifique français, Franck Zal, co-fondateur de la société Hermarina, à Morlaix, le 20 mai 2014. Le laboratoire de biotechnologie est actuellement dans l'attente d'une autorisation de commercialisation de son produit. "Nous sommes en train de peaufiner le protocole avec des médecins réanimateurs et des pharmacologues".

Basé à Morlaix, il s'apprête à envoyer aux hôpitaux parisiens Georges Pompidou et de la Pitié-Salpêtrière, où l'essai doit avoir lieu, une centaine de doses de son produit injectable. L'entreprise met d'ailleurs à disposition 5.000 doses de produits et affirme être capable d'en produire 15.000 autres "assez rapidement".

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