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Procès Fillon : " La stratégie de victimisation se poursuit ", tacle déjà le parquet

28 Février 2020

Après un renvoi lundi, pour cause de soutien à la grève des avocats, le procès de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy et de sa femme Penelope s'est ouvert ce mercredi au tribunal correctionnel de Paris.

Les époux Fillon sont arrivés peu après 13h au tribunal dans une nuée de caméras, sans faire de déclaration.

Penelope Fillon, 64 ans, a pris place entre ses deux anciens employeurs, soupçonnés de l'avoir rémunérée pour des prestations fictives d'assistante parlementaire: François Fillon, 65 ans, et son ancien suppléant à l'Assemblée nationale, Marc Joulaud, 52 ans, maire de Sablé-sur-Sarthe (ouest).

Tous trois encourent dix ans d'emprisonnement, de lourdes amendes et des peines d'inéligibilité. Dans le cas contraire, les débats reprendront, et ce, jusqu'au 11 mars.

Les époux Fillon se voient aussi reprocher des "emplois de complaisance" accordés à deux de leurs enfants lorsque François Fillon était sénateur, et François Fillon la non-déclaration d'un prêt de Marc Ladreit de Lacharrière.

Le premier visait l'application de la jurisprudence sur la prescription des délits "dissimulés" comme celui de "détournement de fonds publics" reproché aux prévenus.

François Fillon est poursuivi pour détournement de fonds publics et Penelope Fillon pour complicité et recel.

Kalidou Koulibaly se verrait bien à Paris — Mercato
A ce stade de sa carrière, le roc africain vit une saison délicate avec Naples (21 apparitions toutes compétitions confondues). Par ailleurs, "ses relations avec ses dirigeants sont moins fluides ".

Face aux premières attaques des avocats de la défense contre l'enquête, les représentants de l'accusation ont raillé leur " stratégie de victimisation", et demandé au tribunal de rejeter leurs recours.

Cette affaire politico-judiciaire qui éclata quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle 2017 au cours de laquelle François Fillon était le candidat Les Républicains (LR) avait précipité son élimination principalement au profit d'Emmanuel Macron, désormais président de la République.

Pendant une heure quinze à la barre, Penelope Fillon a expliqué en quoi consistait son emploi de chargée d'étude puis de collaboratrice parlementaire entre 1986 à 2013, s'en remettant à son mari pour une grande partie de ses réponses. Elle aurait perçu plus d'un million d'euros entre 1998 et 2013, selon les enquêteurs.

Mais les enquêteurs lancés sur la piste des emplois de celle-ci n'ont guère trouvé de témoignages ou d'archives démontrant qu'elle avait réellement travaillé.

En décembre 2018, Marc Ladreit de Lacharrière, un ami milliardaire de Fillon, a plaidé coupable pour avoir accusé Penelope de 135000 euros pour un travail essentiellement faux avec un magazine littéraire.

François Fillon, désormais retraité de la politique, répète que la pratique des emplois familiaux, interdite dans le sillage de cette affaire, était alors légale et répandue. Mais l'accusation considère que les activités de la discrète Mme Fillon dans la Sarthe ne correspondent pas à un réel travail d'assistant parlementaire et s'apparentent davantage au " rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints d'hommes ou femmes politiques ".

"La défense considère, pour sa part, que nombre de témoins interrogés ne sont pas pertinents et que les documents fournis ont été trop vite " balayés ". L'Assemblée nationale, partie civile, leur demande plus d'un million d'euros de dommages et intérêts si le tribunal considérait que les emplois sont fictifs.

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