Lundi, 30 Mars 2020
Dernières nouvelles
Principale » Modération de contenus : Mark Zuckerberg souhaite une législation hybride

Modération de contenus : Mark Zuckerberg souhaite une législation hybride

20 Février 2020

"Les plateformes, notamment Facebook, ont une responsabilité évidente vis-à-vis de nos concitoyens (.) vis-à-vis de la démocratie aussi", a-t-il souligné. Dans une tribune parue ce 17 février dans le Financial Times, Mark Zuckerberg s'affiche sur la même ligne que Bruxelles, expliquant que "les géants [technologiques] ont besoin de plus de régulation". "On a beaucoup parlé (.) de la nécessité désormais de se mettre en situation de contrôler l'ensemble de ces activités", a-t-il ajouté.

Mark Zuckerberg était venu se livrer à une opération de charme à Bruxelles, deux jours avant la présentation par la Commission européenne de sa stratégie sur l'intelligence artificielle.

Il a en outre prévenu que Bruxelles serait "obligé d'intervenir de façon plus stricte", si l'ensemble des plateformes qui opèrent sur le continent européen ne sévissaient pas en cas d'abus.

À la fin de l'année, la Commission européenne compte présenter un instrument législatif sur les services numériques, baptisé le "Digital Services Act".

Le Commissaire européen Thierry Breton a rencontré Mark Zuckerberg.

PL : Tottenham perd Son, victime d'une fracture du bras
Auteur de 9 buts et 7 passes décisives en championnat, il manquera aussi beaucoup dans la course à la qualification pour la prochaine Ligue des champions.

Le PDG de Facebook tente de montrer sa bonne volonté aux nouveaux responsables de lUnion européenne.

Mais la DPC (Commission de protection des données) irlandaise, à qui incombe le contrôle de lapplication par Facebook de la réglementation européenne sur la protection des données (RGPD), sest dite très préoccupée par le lancement de la nouvelle application. Lan dernier, il avait appelé à une réglementation dans quatre domaines principaux: les élections, le contenu préjudiciable, la confidentialité et la portabilité des données.

Facebook est ainsi, avec d'autres géants du net comme Google, sous le coup d'une enquête préliminaire sur la collection des données personnelles de leurs utilisateurs. Zuckerberg a également précisé qu'aujourd'hui, Facebook voit passer chaque jour, 100 milliards de contenus en ligne et, "il n'est tout simplement pas possible d'avoir une sorte d'éditeur humain chargé de vérifier chacun".

En évoquant la possibilité que l'UE puisse tenir les entreprises Internet pour responsables des discours haineux et autres discours illégaux publiés sur leurs plateformes, Facebook a déclaré dans son document de discussion que cela ignorait la nature d'Internet, selon Reuters.

Alors que la question de la responsabilité des plateformes numériques est régulièrement soulevée par l'industrie médiatique et les acteurs politiques, le PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, appelle à une réglementation intermédiaire pour les contenus en ligne, qui se situeraient entre les opérateurs télécoms qui distribuent les contenus et les médias qui les fournissent.

Modération de contenus : Mark Zuckerberg souhaite une législation hybride