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A Mulhouse, Macron s'engage contre "le séparatisme islamiste"

19 Février 2020

Ce dispositif a été mis en place lors des accords signés par la France avec neuf autres pays, entre 1973 et 1986: l'Algérie, la Croatie, l'Espagne, l'Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie. Ils seront ensuite remplacés par "des enseignements internationaux, contrôlés cette fois-ci par l'Éducation nationale". Le président de la République, Emmanuel Macron a déclaré mardi que la France cesserait de manière progressive d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie.

"Impuissance criante"Lors d'un déplacement à Mulhouse dédié à la lutte contre le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron a été photographié à quelques centimètres d'une femme portant un niqab", note le député pour qui le président de la République fait ainsi " montre d'un laxisme humiliant en acceptant cette provocation et en laissant la contrevenante violer ostensiblement la loi de 2010".

Ceux déjà en France termineront "leur période de présence", a précisé Macron. "Et nous n'avons pas non plus le contrôle sur les programmes qu'ils enseignent", a-t-il ajouté.

"Nous avons réussi (à trouver un accord, ndlr) avec tous ces pays, sauf la Turquie à ce stade".

"A partir de la rentrée de septembre 2020, les enseignements en langues et culture d'origine étrangère seront partout supprimés sur le sol de la République", a-t-il annoncé.

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On n'a pas de rivalité avec Sedan , ce n'est pas comme Nice ou Marseille où on sait que ça peut être tendu. Selon les pompiers, les blessés ont été transportés à l'hôpital, l'un d'eux " en urgence absolue ".

"Notre ennemi est le séparatisme", mais "faire un plan contre l'islam serait une faute profonde", a commencé Macron.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, dont Laurent Nuñez (Intérieur), Julien de Normandie (Ville et Logement), Gabriel Attal (Jeunesse) et Roxana Maracineanu (Sports) - Emmanuel Macron s'exprimera en fin d'après-midi sur le financement des lieux de culte, notamment depuis l'étranger, la scolarisation d'enfants dans des écoles hors-contrat et la structuration de l'islam de France. Mais au-delà, engager des mesures sectorielles en appelant au devoir républicain des élus, des agents de l'Etat, des responsables associatifs ou religieux, ne dispense pas, tout au contraire, de leur tracer avec solennité, comme à l'ensemble des Français de toutes opinions et confession, le sens élevé de cette mission commune au service d'un pays rassemblé dans ses valeurs.

Mais le chef de l'Etat a martelé qu'il ne voulait en aucun cas stigmatiser les musulmans, critiquant ceux qui veulent les "repousser vers les extrêmes".

Dans les EILE, les enseignants seront "des enseignants dont nous serons sûrs qu'ils maîtrisent le français, qu'ils feront l'objet d'un contrôle par le ministère de l'Éducation nationale, et pour lesquels les programmes enseignés feront aussi l'objet d'un contrôle", a-t-il assuré, ajoutant pour finir: "Je pense que la Turquie a aujourd'hui le choix de suivre ce chemin avec nous". Il a tenu à "saluer le travail exemplaire" avec le roi du Maroc ou le président algérien sur "une capacité à bâtir des solutions en matière éducative et religieuse".

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