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Procès en appel des Balkany : de deux à quatre ans ferme requis

12 Février 2020

C'est-à-dire que malgré une peine de prison ferme, Patrick Balkany pourrait ne pas exécuter sa peine.

Le parquet général a requis contre le couple des peines de prison ferme et dix ans d'inéligibilité.

Le puissant maire LR de Levallois-Perret, commune cossue de l'ouest parisien ravie il y a plus de 30 ans aux communistes, n'est déjà plus selon sa famille qu'un futur retraité, un septuagénaire fragile, qui "a perdu près de 30 kg en cinq mois". L'accusation a aussi demandé que soit infligée une peine de dix ans d'inéligibilité contre les édiles et requis l'exécution provisoire de cette peine complémentaire.

Isabelle Balkany, 72 ans, première adjointe devenue maire par intérim depuis l'incarcération de son époux le 13 septembre, a demandé, émue, dans ses derniers mots à la cour: "Libérez mon époux, c'est tout ce que je demande". Une urgence motivée par une expertise médicale alarmante sur la "dégradation manifeste" de l'état général de Patrick Balkany.

"Une expertise médicale réalisée le 5 février au parloir de la maison d'arrêt parisienne de la Santé relève une " dégradation manifeste de l'état général " de l'élu, qui présente un " état dépressif marqué ": "ceci " ne paraît pas compatible avec une détention ordinaire ". Dans l'autre volet de l'affaire, la fraude fiscale, la décision est attendue le 4 mars.

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Les réquisitions de l'accusation ont été dévoilées mardi en milieu de soirée, alors que l'avocat de Patrick Balkany avait réclamé, l'après-midi même, la libération immédiate de son client, dont l'état de santé se dégrade.

Le couple persiste à nier la possession d'un riad à Marrakech en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany retrouvés dans la villa saharienne.

Dans la foulée du procès en appel, la cour doit examiner mercredi à 14 h 30 une nouvelle demande de mise en liberté de Patrick Balkany, 71 ans, incarcéré depuis sa première condamnation pour fraude fiscale le 13 septembre et depuis régulièrement hospitalisé.

L'État français, seule partie civile au procès, a demandé la confirmation de la somme obtenue en première instance, soit un million d'euros de dommages et intérêts, à payer solidairement par tous les auteurs de blanchiment: outre les époux Balkany, leur fils Alexandre et deux fidèles du maire de Levallois, qui n'ont pas fait appel et dont les condamnations pénales sont définitives.

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