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Une dirigeante de Huawei conteste à nouveau son éventuelle extradition — Canada

23 Janvier 2020

Les États-Unis l'ont accusée de fraude parce qu'elle aurait menti à la banque HSBC au sujet de la relation de Huawei avec la filiale iranienne Skycom, ce qui aurait pu exposer l'institution financière à des sanctions pénales et civiles pour avoir violé l'embargo américain contre Téhéran.

Ainsi, pour pouvoir être extradée vers les Etats-Unis, Meng Wanzhou doit y être poursuivie pour une infraction existant également au Canada.

La défense plaidait plus tôt que le Canada avait levé ses sanctions contre l'Iran en 2016, avant l'arrestation de Mme Meng, en 2018, et que le gouvernement fédéral avait même encouragé depuis les relations commerciales avec ce pays.

"Serions-nous ici sans cette loi américaine de sanctions?" La juge Heather Holmes a permis à MMeng de s'asseoir derrière ses avocats, à une table plutôt qu'au siège réservé à l'accusé, afin qu'elle et son interprète mandarin puissent mieux suivre les procédures. "La réponse est non ".

Les avocats du procureur général soutiennent dans des documents judiciaires que les présumées "fausses allégations" de M Meng à la banque exposaient la HSBC à un réel risque de pertes financières et suffiraient au Canada à plaider la fraude. "Cette affaire est toutefois fondée sur une allégation de violation des sanctions américaines, sanctions que le Canada a expressément rejetées", a-t-il déclaré.

"Libérez Mme Meng", "justice équitable", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par quelques manifestants, qui ont refusé de parler à la presse.

1er décembre 2018: Meng Wanzhou est arrêtée par la police canadienne lors d'une escale à l'aéroport de Vancouver (ouest). Aidée de ses avocats, elle doit prouver durant l'audience que les accusations américaines à son encontre sont purement politiques.

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Quand la cotation a repris une quarantaine de minutes plus tard, le titre était toujours en baisse, de 4,75 % vers 20h06 GMT. Il espérait encore récemment que son avion vedette revolerait fin février-début mars.

Une ligne de défense appuyée par le ministère chinois des Affaires étrangères, qui a maintenu lundi que ce processus d'extradition était un "grave incident politique", et exhorté Ottawa à la libérer.

Le fondateur de Huawei avait estimé dans une interview au quotidien canadien The Globe and Mail que sa fille "était utilisée comme un pion" par Washington dans son bras de fer avec le géant des télécoms. Les Etats-Unis soupçonnent le groupe de liens avec le gouvernement chinois et éventuellement d'espionnage.

L'intéressée a pour sa part toujours démenti ces allégations.

Son arrestation, lors d'une escale d'un vol de Hong Kong à Mexico, avait provoqué la colère de Pékin et aussitôt ouvert une crise diplomatique. Neuf jours plus tard, deux Canadiens, l'ex-diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor, avaient été arrêtés par la Chine et accusés d'espionnage. Les autorités chinoises ont ensuite gelé des millions de dollars d'importations de produits agricoles canadiens.

Les mesures prises par la Chine sont généralement considérées en Occident comme des représailles visant à pousser Ottawa à libérer Meng Wanzhou.

De l'avis des experts, il s'agit d'une question primordiale pour la suite à donner à la procédure d'extradition qui pourrait durer plusieurs années.

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