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Les femmes "en première ligne" des inégalités économiques, selon Oxfam

22 Janvier 2020

Dans son rapport intitulé "Celles qui comptent", elle indique notamment que cette concentration des richesses se fait au détriment des femmes.

Dans son rapport annuel publié à la veille du Forum économique de Davos, l'ONG Oxfam passe en revue les inégalités entre les Français les plus riches et les plus pauvres.

Le rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités mondiales est traditionnellement publié juste avant l'ouverture, en l'occurrence mardi, du World Economic Forum (WEF) à Davos, en Suisse, rendez-vous traditionnel de l'élite économique et politique du globe.

La richesse des 1% les plus riches de la planète correspond à plus de fois la richesse de 90 % de la population mondiale, soit 6,9 milliards de personnes. Les hommes détiennent ainsi en moyenne 50 % de richesses en plus que les femmes alors que les 22 hommes les plus fortunés au monde possèdent plus que l'ensemble de la population féminine d'Afrique. En cela, les riches deviennent toujours plus riches et les hommes aussi continuent constamment à en profiter.

"Les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d'un système économique qui les discrimine et les cantonne dans les métiers les plus précaires et les moins rémunérés, à commencer par le secteur du soin", insiste Pauline Leclère.

Même quand le travail est fourni contre salaire, il reste peu valorisé et s'effectue dans des conditions peu favorables.

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Puis, Maeve a aussi écrit sur le tableau " Quand la personne hésite, est forcée, dort, est habillée sexy ". En faisant cela, Netflix ainsi que Sex Education veulent sensibiliser les jeunes au consentement .

Au bas de l'échelle des extrêmes, les femmes sont particulièrement touchées: chaque jour, elles assumeraient l'équivalent de 12,5 milliards d'heures de travail. Oxfam précise néanmoins que 42% des femmes n'ont, quant à elles, pas la possibilité d'assurer un travail rémunéré "en raison d'une charge trop importante du travail de soin qu'on leur fait porter dans le cadre privé/familial", contre 6% des hommes.

Le rapport ajoute que d'après la Banque mondiale, près de la moitié de la population mondiale vivrait avec moins de 5,50 dollars par jour, alors que le rythme de réduction de la pauvreté a ralenti de moitié entre 2013 et 2019.

" Si nos sociétés veulent sérieusement s'attaquer à cette injustice, nous devons agir d'urgence", martèle Aurore Guieu, responsable de l'équipe justice fiscale et inégalités d'Oxfam-Solidarité".

L'écart entre les plus fortunés et les plus pauvres ne cesse de s'accroître selon l'organisation non gouvernementale Oxfam.

Selon Oxfam, la France ferait partie des maillons faibles en termes de lutte contre les inégalités. Pour lutter contre le sexisme du modèle économique mondial, l'ONG propose des pistes claires: investir dans le secteur public et relever les impôts de façon plus équitable. Pour elle, il faudrait réinvestir l'argent ainsi récupéré dans les services publics, ce qui permettrait de "rééquilibrer la responsabilité du travail de soin qui incombe le plus souvent aux filles et aux femmes".

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