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Sylvie Goulard mise en examen — Emplois fictifs

03 Décembre 2019

Sylvie Goulard, éphémère ministre et ex-candidate de la France à la Commission européenne, a été mise en examen vendredi dernier pour détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen. L'ancien garde des Sceaux Michel Mercier a aussi été mis en examen pour "complicité de détournement de fonds publics".

Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué ce vendredi.

L'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants parlementaires d'eurodéputés Modem entre dans une nouvelle phase.

L'ancienne députée européenne (2009-2017) fait partie de la quinzaine de personnes convoquées depuis mi-novembre par les juges d'instruction du pôle financier du tribunal, qui cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

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Sylvie Goulard, qui a échoué à être nommée dans la nouvelle Commission européenne en raison de cette enquête, a été mise en examen pour détournement de fonds publics à l'issue de son audition au tribunal de Paris, selon cette source.

Puis elle a expliqué avoir eu l'intention de s'en séparer lors de sa réélection et être tombée d'accord avec M. Thérou, qui voulait chercher un emploi dans le privé, "sur une séparation à l'amiable après une période de transition".

Alors pressentie au poste de commissaire au Marché intérieur, Sylvie Goulard a dû céder sa place à Thierry Breton.

Cette affaire avait éclaté au printemps 2017, lorsque l'eurodéputée FN Sophie Montel - dont la formation politique est également inquiétée par la justice pour des faits similaires - avait signalé le cas d'assistants Modem cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques pour le parti. Des investigations qui ont entraîné les démissions de plusieurs ministres, celles de François Bayrou du poste de ministre de la Justice, ainsi que de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

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