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Réchauffement climatique : 2018, année record des concentrations de gaz effet de serre

29 Novembre 2019

Dans son rapport annuel le 25 novembre, l'organisation explique que les principaux gaz à effet de serre (GES) à l'origine du réchauffement climatique ont atteint des records de concentration inédits en 2018, rapporte CBS News.

Les scientifiques ayant travaillé sur ce rapport ont établi que le dioxyde de carbone, ou CO2 (le GES le plus persistant), a battu un nouveau record de concentration en 2018, avec 407,8 parties par millions (ppm), alors qu'il était de 405,5 ppm en 2017 et de 403,3 ppm en 2016. Une alerte de plus à l'approche de la COP25, qui doit se tenir du 2 au 13 décembre prochain à Madrid.

Mais l'inquiétude de l'OMM est d'autant plus forte que l'augmentation annuelle de la concentration de CO2 a été supérieure au taux d'accroissement moyen des 10 dernières années. La température moyenne était alors de 2 à 3 °C plus élevée qu'aujourd'hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel. Les concentrations mondiales de CO2 ont franchi la barre de 400 ppm en 2015.

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"Il en va de même pour les concentrations de méthane (CH4) et de protoxyde d'azote (N2O), qui ont également augmenté fortement, notamment dans l'Arctique, les zones montagneuses et les îles tropicales". Les gaz à effet de serre, de plus en plus concentrés, retiennent trop de chaleur et la température terrestre monte.

Le méthane, dont 60 % des émissions sont d'origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges...), et le protoxyde d'azote, dont 40 % des émissions sont d'origine humaine (engrais, processus industriels...), ont aussi atteint des pics de concentration. Cette tendance à long terme signifie que les générations futures seront confrontées à une aggravation des conséquences du changement climatique: hausse des températures, augmentation du nombre et de l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, stress hydrique, élévation du niveau de la mer, perturbation de tous les écosystèmes. Ce gaz joue aussi un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique, qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le Soleil.

Plus largement, le CO2 persiste pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans. Depuis 1990, le forçage radiatif total causé par les gaz à effet de serre persistants, qui induit un réchauffement du système climatique, s'est accru de 43%. "Nous devons traduire ces engagements en actes et revoir à la hausse nos ambitions dans l'intérêt de l'humanité", selon Petteri Taalas, Secrétaire général de l'Organisation Météorologique mondiale. Selon les chiffres de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis cités dans le bulletin de l'OMM, le CO2 représente environ 80 % de ce chiffre.

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