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Marche contre l'islamophobie ce dimanche à Paris : une manifestation qui divise

10 Novembre 2019

"Nous ne voulons pas nous associer à certains des initiateurs de l'appel", a expliqué le parti dans un communiqué en référence aux organisateurs de la manifestation parisienne, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), groupement aux activités controversées soupçonné d'être proche de la mouvance islamiste des Frères musulmans. Cette offensive a été initiée par le gouvernement et a ouvert la porte à un déchaînement de haine, que ce soit dans les médias ou, pire, avec l'attentat dirigé contre des musulmans à Bayonne. Ces discriminations ont une dimension institutionnelle et les stigmatisations sont relayées par les pouvoirs publics avec des dérives particulièrement inquiétantes: les déclarations du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer notamment contre les accompagnatrices de sorties scolaires portant un voile et l'épisode effarant des " signaux faibles de radicalisation " mis en avant par plusieurs circulaires ministérielles en sont des formes les plus récentes.

C'est donc un climat particulièrement polarisé qui a poussé de nombreux politiques à réagir. Cependant, le mouvement ne fait pas l'unanimité et certains dénoncent même une démarche communautariste. Selon une résolution publiée mercredi 6 novembre par le parti, "nous nous reconnaissons (...) dans la France républicaine où la laïcité garantit la liberté de conscience et la liberté religieuse à chacune et chacun, comme le droit de critiquer les religions".

"Cet appel, il était insignable pour nous, très clairement", a déclaré pour sa part vendredi sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Du côté d'EELV, du PCF et de la FI, bien que l'on appelle à la marche, certaines figures dirigeantes ont fait connaître leur positionnement ambigu.

Benoit Hamon ou encore François Ruffin, font partis de ces signataires qui ont finalement renoncé à défiler ce dimanche.

Deux buts sur coup franc de Messi sauvent un Barça poussif — Liga
Et pourtant, collectivement, le Barça a encore livré une partition sans inspiration ni enthousiasme contre le Celta de Vigo (4-1). Les Galiciens avait d'ailleurs tenu le choc jusque-là, ne cédant que sur un penalty transformé par Messi .

La manifestation a débuté peu après la mi-journée aux abords de la Gare du Nord.

Une manifestation contre l'islamophobie prévue dimanche à Paris embarrasse le monde politique et syndical français, ajoutant au malaise ambiant sur le principe de laïcité en France.

Juste avant le départ du cortège parisien, Jean-Luc Mélenchon a appelé dimanche à ne pas "confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie". Et de toute façon, lui aussi s'est souvenu qu'il avait d'autres engagements à Ivry-sur-Seine où il soutiendra la candidate EELV aux municipales. L'eurodéputé au final "ne valide pas l'ensemble du texte".

Autre pierre d'achoppement, la notion-même d'"islamophobie". En cette période de surenchère raciste et islamophobe, il nous paraît central d'affirmer, sans hésitations ni ambiguïtés, que nous serons à la marche du 10 novembre. Mais beaucoup de personnalités politiques ne seront pas à ce rendez-vous.

Il est indispensable d'affirmer la réalité de l'islamophobie et tant que racisme que subissent les femmes et les hommes musulmans ou assimilés comme tels. Il est aussi indéniable que de nombreuses lois sont liberticides - notamment la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école et celle de 2010 sur l'interdiction de dissimuler son visage dans l'espace public.

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