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Des policiers se mutinent, Morales dénonce un "coup d'Etat" — Bolivie

10 Novembre 2019

Nouveau signe de la montée des tensions en Bolivie, une foule de manifestants hostiles à Evo Morales a occupé, ce samedi, à La Paz, les sièges de deux médias d'État, Bolivia TV et Radio Patria Nueva, et a contraint leurs employés à quitter les lieux.

Plusieurs dizaines d'employés ont été vus en train de quitter le bâtiment en se tenant par les mains et sous les insultes de quelque 300 personnes rassemblées sur place, qui les accusent de servir les intérêts du gouvernement d'Evo Morales. A la suite de leur occupation, Bolivia TV et Radio Patria Nueva ne diffusaient plus que de la musique. 'Ils disent défendre la démocratie, mais ils agissent comme en dictature', a-t-il déclaré sur Twitter. Il a été réélu le 20 octobre pour un quatrième mandat jusqu'en 2025 mais l'opposition a dénoncé une "fraude".

'En ma condition d'adhérent à la CSUCTB, organisation essentielle du mouvement indigène et paysan', a écrit M. Morales, 'je dénonce l'attaque lâche et sauvage contre la radio de cette confédération'. "Dans le style des dictatures militaires, les putschistes attaquent des sièges syndicaux", a écrit le président.

Dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection d'Evo Morales, au moins trois unités de police se sont mutinées à Cochabamba (centre du pays), puis à Sucre (Sud) et à Santa Cruz (Est), une région riche qui est un bastion d'opposition.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les mutineries se sont étendues aux autres régions du pays, à l'exception de celles de La Paz et de Pando (nord, à la frontière avec le Brésil et le Pérou), selon les medias locaux.

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"Sœurs et frères, notre démocratie est en danger à cause du coup d'Etat en cours que des groupes violents ont lancé contre l'ordre constitutionnel. Nous dénonçons devant la communauté internationale cette attaque contre l'État de droit ", avait écrit M. Morales sur Twitter vendredi soir. Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l'opposition ont été observées dans la capitale, La Paz, un contraste avec les trois nuits précédentes où les deux camps s'étaient affrontés.

Le ministre de la Défense Javier Zavaleta a quant à lui assuré qu'il n'était pas question d'une intervention militaire contre les mutins pour l'heure: "Aucune opération militaire ne sera menée pour le moment, c'est totalement exclu", a-t-il déclaré.

Le Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir avait appelé militants, organisations sociales et sympathisants à se rassembler samedi à La Paz pour défendre la réélection de M. Morales.

Dans la région d'Obrajes, au sud de La Paz, les gens dans les rues ont célébré les mutineries policières comme si l'équipe nationale bolivienne de football avait gagné, a observé un journaliste de l'AFP.

Le leader régional Luis Fernando Camacho, le leader le plus visible et le plus radical de l'opposition bolivienne, avait demandé samedi dernier aux militaires et à la police de se joindre à l'opposition dans cette crise déclenchée par la réélection controversée de M. Morales lors des élections du 20 octobre. "Aujourd'hui, la pression (dans la rue) se poursuit, nous ne pouvons pas nous reposer, nous ne pouvons pas faire un pas en arrière", a lancé Marco Pumari, de Potosi (sud-ouest).

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