Lundi, 17 Février 2020
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France : la ministre des Armées entame une tournée au Sahel africain

06 Novembre 2019

"Une guerre ne s'évalue pas à chacune des batailles qui est menée", a estimé Florence Parly, après avoir fait part au chef de l'Etat malien de la " détermination " française d'en découdre avec les insurgés. Au pays des Hommes intègres, le député-maire de Djibo, sanctuaire des terroristes, et trois de ses compagnons, ont aussi été envoyés ad patres, le 3 novembre, sans oublier la mort de 5 gendarmes hier, à Oursi dans la partie septentrionale du Burkina.

La ministre française des Armées, Mme Florence Parly, a manifesté mardi à Bamako la volonté de la France de s'appuyer sur ses alliés européens pour mieux aider les forces armées maliennes (FAMa) à combattre le terrorisme. Malgré l'appui de troupes étrangères et notamment des militaires français, les armées nationales des pays sahéliens, parmi les plus pauvres au monde, semblent dans l'incapacité de freiner la progression des attaques.

" C'est un combat dans lequel il faut faire preuve de patience ", a martelé la ministre des Armées, ajoutant: " Barkhane ne s'enlise pas. Leur échange auquel a participé le ministre tchadien de la Défense a permis d'évoquer la situation régionale, l'engagement du Tchad pour la sécurité au Sahel ainsi que la coopération franco-tchadienne.

Des explications très politiques après son dérapage — Julie Graziani
Selon cette dernière, le discours de Julie Graziani, "sous couvert d'opinion", représente "un violent mépris des mères isolées ". Diplômée de HEC et agrégée de lettres modernes, Julie Graziani est âgée de 41 ans.

Elle s'est ensuite envolée pour Ouagadougou où elle a rencontré le président Roch Marc Christian Kaboré.

Voisin du Mali, le Burkina Faso est pris depuis près de cinq ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique. Au moins 51 soldats maliens ont été tués vendredi et samedi: 49 dans l'attaque d'un camp militaire à Indelimane, dans le nord-est, également revendiquée par l'EI, et deux samedi dans le centre du Mali. On est d'autant plus fondé à le croire que les manifestations organisées récemment par des OSC au Mali et au Burkina, sont loin d'être favorables à la présence des forces françaises dans les deux pays. Et là, rien n'est gagné, en dépit des efforts et des sacrifices consentis par ceux et celles qui luttent contres les groupes armés terroristes.

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