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Une cinquantaine de 737 NG immobilisés pour cause de fissures — Boeing

05 Novembre 2019

Un problème clé est la manière dont Boeing a commercialisé le 737 Max auprès de clients du monde entier, promettant une formation minimale aux pilotes pour leur permettre de passer des modèles plus anciens du 737, que Boeing avait introduits pour la première fois en 1967.

Jeudi, un porte-parole de Boeing a déclaré à l'AFP à Sydney que moins de 5 % (50 appareils) du millier d'avions inspectés à ce stade présentaient des fissures et avaient été immobilisés à des fins de réparation.

Au final, la compagnie publique a échappé au pire car si ses 36 appareils avaient présenté des risques de fissure et dû être cloués au sol, sa situation financière déjà impactée par l'immobilisation des 4 MAX n'aurait pas manqué de se dégrader après un exercice comptable (2018-2019) quasi déficitaire. Deux appareils supplémentaires se sont avérés être affectés, portant le nombre total d'avions de la compagnie concernés à trois.

Au début du mois, Boeing avait fait état d'un problème sur le "pickle fork", la partie de l'avion permettant de lier les ailes au fuselage et de gérer les contraintes et les forces aérodynamiques. Le constructeur américain a reconnu ce jeudi 31 octobre que des fissures avaient été découvertes sur une cinquantaine de ses avions, des 737 NG, dans le cadre d'une inspection mondiale des appareils. Par ailleurs, Séoul a immobilisé neuf avions début octobre, dont cinq opérés par Korean Air. Il s'est refusé à fournir le chiffre précis.

La FAA avait ordonné l'inspection des 737 NG qui avaient volé plus de 30.000 fois.

Boeing comme Qantas se sont efforcés d'apaiser les éventuelles inquiétudes des passagers. "Nous n'utilisons jamais un avion que quand il apporte toutes les garanties de sécurité", relève Chris Snook, chef de l'ingénierie de la compagnie. La compagnie australienne Virgin Airways a également inspecté ses 17 Boeing 737 NG sans qu'ils ne présentent de problème, selon un porte-parole de l'autorité australienne de l'aviation civile.

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L'annonce faite par Qantas a suscité des craintes sur le fait que des fissures puissent exister également sur des avions plus récents, entraînant des appels en Australie à l'immobilisation de toute sa flotte 737.

" Ryanair poursuit l'examen de ses appareils conformément à la consigne de navigabilité et ne s'attend pas à ce qu'il y ait une incidence sur ses activités ou sur la disponibilité de sa flotte", affirme la compagnie dans un communiqué. "Ces aéronefs devraient rester par sécurité au sol jusqu'à la fin des inspections urgentes", a déclaré Steve Purvinas, représentant du syndicat des ingénieurs, dans un communiqué. Qantas a de son côté jugé l'appel à immobiliser toute sa flotte de 737 comme "complètement irresponsable". "Même quand il y a une fissure, cela ne compromet pas automatiquement la sécurité de l'avion".

Stephen Fankhauser, expert aéronautique à la Swinburne University of Technology, a expliqué que les pièces en question étaient construites de façon à ce que " la structure puisse tolérer un certain niveau de dégâts ou de dégradation ".

À un moment de l'audience, le sénateur Richard Blumenthal, D-Conn., A assimilé le Max 737 à "voler des cercueils".

Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, est de retour à Capitol Hill mercredi pour une deuxième audience devant le Congrès, à 10 heures (HE), à propos de deux accidents mortels du 737 Max.

Une cinquantaine de 737 NG immobilisés pour cause de fissures — Boeing