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"Discuter avec les Américains ne mènera à rien" — Iran

05 Novembre 2019

Un membre des gardiens de la Révolution de l'Iran passe devant une peinture murale peinte sur les murs de l'ancienne ambassade américaine dans la capitale de Téhéran, le 2 novembre 2019. "Cinquante-deux diplomates américains ont été retenus en otages pendant 444 jours", a souligné l'ambassade américaine à Alger dans un communiqué rendu public hier.

Selon lui, " les Américains falsifient l'Histoire et prétendent que les différends entre l'Iran et les États-Unis découlent de la prise de l'ambassade " des États-Unis à Téhéran le 4 novembre 1979.

Les Etats-Unis d'Amérique expriment à nouveau leur gratitude à l'Algérie, 40 ans après la libération des otages américains à Téhéran.

Elle est, au contraire, célébrée en Iran, où l'anniversaire a été marqué lundi à grands renforts de bannières étoilées brûlées ou piétinées ou d'effigies moquant Donald Trump.

"Les Etats-Unis sont comme un scorpion au venin mortel qui ne cesse de vous agacer que lorsqu'il est écrasé", a lancé aux manifestants le général de division Abdolrahim Moussavi, commandant en chef de l'armée iranienne.

Discuter avec les Etats-Unis reviendrait à accepter "la soumission et la défaite", a-t-il encore déclaré, reprenant des propos récents de l'ayatollah Khamenei.

La télévision d'État a diffusé en direct des images de manifestations similaires dans de nombreuses villes iraniennes, qui ont réuni, selon l'agence Mehr proche des conservateurs, "des millions de personnes".

PSG : Icardi fait une annonce sur son avenir
C'est vrai qu'on a eu un bon début en octobre, mais l'année est longue, j'ai tout à montrer dans les prochains mois, on verra. Edi est un joueur extraordinaire, qui a marqué l'histoire du PSG. "Je ferai tout pour rester ici".

Hommes, femmes - principalement en tchador - et enfants agitaient des pancartes en anglais et en persan, sur lesquelles on pouvait lire: "Mort à l'Amérique, mort à Israël, victoire pour l'islam".

"Nous sacrifierons nos vies et notre être pour le guide et [la République islamique] et nous ne nous laisserons pas intimider par notre ennemi, l'Amérique", a déclaré Sajad Chirazi, tailleur de pierre venu manifester à Téhéran.

Dans la foule à Téhéran, de nombreux drapeaux jaunes frappés des mots "À bas l'Amérique" étaient brandis.

Ainsi, le rôle de l'Algérie dans la résolution de cette prise des otages a été raconté et romancé dans des livres consacrés à cette affaire qui a fait couler beaucoup d'encre et qui a provoqué une longue crise diplomatique entre Washington et Téhéran.

Washington a réimposé des sanctions visant à mettre un terme à toutes les exportations de pétrole iranien, affirmant qu'il cherchait à contraindre l'Iran à négocier pour parvenir à un accord plus large.

En riposte à cette "pression maximale", l'Iran a annoncé lundi avoir nettement accéléré en deux mois son rythme de production d'uranium faiblement enrichi, à la veille de l'annonce attendue d'une nouvelle réduction de ses engagements pris dans le cadre de l'accord de 2015.

Disloquée, la statue de la Liberté est tombée de son piédestal et gît à terre: si leur dessin est plus moderne qu'avant, les nouvelles fresques inaugurées samedi à l'ex-ambassade des Etats-Unis de Téhéran restent avant tout anti-américaines.