Vendredi, 22 Novembre 2019
Dernières nouvelles
Principale » Climat : les Etats-Unis entament officiellement leur retrait de l'Accord de Paris

Climat : les Etats-Unis entament officiellement leur retrait de l'Accord de Paris

05 Novembre 2019

" L'entrée en vigueur de l'Accord de Paris le 4 novembre 2016 était la plus rapide de tous les accords internationaux ".

Les Etats-Unis ont notifié lundi aux Nations Unies leur intention de se retirer de l'accord de Paris sur le climat conclu en 2017, a annoncé un responsable du département d'Etat américain, marquant ainsi la première étape officielle d'un processus d'un an visant à mettre fin au pacte mondial de lutte contre le changement climatique.

Concrètement, l'envoi attendu de la lettre, possible à compter de lundi, n'aura donc pas d'effet tout de suite.

Adopté le 12 décembre 2015 dans la capitale française par tous les Etats membres de l'ONU, l'Accord de Paris requiert de la part des pays signataires qu'ils maintiennent les émissions de CO2 bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Le but annoncé par Barack Obama était d'ailleurs moins ambitieux que celui d'autres pays de l'Union européenne, par exemple. Face à cette prise de décision, mardi 5 novembre, la France a annoncé "regretter" cette officialisation par les Etats-Unis.

Donald Trump pourra faire valoir à ses électeurs qu'il a tenu sa promesse. Jusqu'ici, les Etats-Unis sont le seul pays à se désengager.

Andrew Steer, président de l'Institut des ressources mondiales (WRI), un think tank environnemental basé à Washington, a réagi lundi dans un communiqué en estimant qu'en se retirant de l'Accord de Paris, l'administration Trump montrait qu'elle ne se souciait ni de science, ni d'économie.

Pour Hamilton, l'objectif est un 7e titre, pour la F1 c'est 2021
Hamilton a été couronné champion du monde en 2008, avec McLaren , puis 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019 avec Mercedes. Je ne sais pas pour les championnats, mais en tant qu'athlète, je me sens aussi frais que jamais aujourd'hui.

"L'abandon de l'accord de Paris est une abdication de leadership à laquelle une majorité d'Américains est opposée", a déclaré Michael Bloomberg, ancien maire de New York qui finance une grande campagne pour la fermeture des centrales à charbon et contre les candidats aux élections américaines opposés à l'action climatique.

La décision de Donald Trump n'a pas créé l'effet domino que certains craignaient dans des pays comme l'Australie et le Brésil.

"Nous le regrettons et cela ne rend que plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité", a dit cette source à Reuters en marge d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Shanghai pour trois jours. Elle a même galvanisé de multiples acteurs américains non-fédéraux: États gouvernés par les démocrates, grandes villes, et entreprises.

Le résultat de l'élection de 2020 pourrait être plus déterminant. Nombre de ces entités se sont volontairement engagées à la neutralité carbone d'ici 2050, ou à passer à 100 % d'énergies renouvelables dans la production d'électricité. Cela compensera en partie l'inaction fédérale. "Si jamais on repart dans une administration Trump pour quatre ans, les conséquences seront très, très différentes", dit à l'AFP David Levaï, du centre de réflexion Iddri. "La solidité de cette gouvernance (climatique) demeure, tant que le retrait américain n'est qu'une parenthèse".

En définitive, l'accord de Paris ne s'est pas effondré, renforcé par la mobilisation des jeunes pour le climat observée depuis l'an dernier.

Climat : les Etats-Unis entament officiellement leur retrait de l'Accord de Paris