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Un sursis pour Aigle Azur

19 Septembre 2019

Le tribunal de commerce d'Evry, qui a pris connaissance ce lundi des offres de reprises transmises à l'administrateur judiciaire, a en effet décidé d'accorder jusqu'à mercredi à minuit aux candidats à la reprise pour améliorer leurs offres.

Le tribunal de commerce d'Evry a examiné les offres de reprise pour Aigle Azur, plombée par les dettes et menacée de liquidation. La compagnie britannique low-cost est intéressée pour reprendre les créneaux horaires d'Aigle Azur sur l'aéroport Paris-Orly.

Si la date limite est fixée à mercredi minuit, les offres seront de nouveau examinées le 23 septembre par le tribunal, a précisé sa présidente. "C'est notre priorité", avait assuré hier matin Mme Arrouas, soulignant la situation financière difficile de la compagnie, et son "passif de 148 millions d'euros, et sans doute plus que ça, parce que les comptes n'ont pas été certifiés". Un montant qui a choqué les quarante salariés présents devant le tribunal, qui l'estimaient à 60 à 80 millions d'euros. "Vraiment bravo", ont-ils lancé ironiquement à l'ex-PDG Frantz Yvelin, présent à l'audience.

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"Réponse dans quelques jours, estime-t-il, puisqu'il est probable que le juge mette sa décision en délibéré". Sachant qu'il existe aussi un risque de voir les avions d'Aigle Azur repris par leurs propriétaires sans possibilité alors de cession de branches d'activités. Mais d'ores et déjà, la déconfiture d'Aigle Azur, nº2 français, qui survient à l'instant ou Air France, le nº1, n'est pas au mieux de sa forme, voici qui montre combien le transport aérien est loin d'être un vol tranquille. Avant-hier, écrit le journal, Jean-Baptiste Djebbari, qui ne manquait jamais une occasion de mettre en avant leur offre, ne l'a pas mentionnée lors de son passage sur CNews. Il a précisé ensuite que les deux candidats hexagonaux étaient Air France et le groupe Dubreuil, par le biais d'une filiale (French bee), qui "semble-t-il, sont capables de faire une proposition commune". Cette offre a reçu la faveur du comité d'entreprise puisqu'elle reprendrait 90% de la flotte actuelle et 87% des employés. La seconde est le fait de Lu Azur, dirigée par Gérard Houa, turbulent actionnaire d'Aigle Azur à hauteur de 20%.

De son côté, EasyJet a proposé de "reprendre les créneaux horaires (slots) avec cinq ou six avions et le personnel associé" (sur un total de 11 appareils), selon Loïc Philippot, vice-président du syndicat de pilotes SNPL Aigle Azur, non élu au CE. L'entreprise emploie quelque 1150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.

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