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Clap de fin pour la campagne électorale — Tunisie

19 Septembre 2019

MM. Saied et Karoui, qui ont revendiqué leur qualification dès dimanche soir, ont tous deux fait campagne sur le sentiment de rejet des élites politiques.

Me Ridha Belhaj, membre du collectif de défense de Nabil Karoui, candidat à la présidentielle, a indiqué que son client a entamé, jeudi, une grève de la faim.

"Un verdict qu'on n'attendait pas", s'est exclamé le quotidien La Presse. "Des surprises en perspective?" titre le journal Le Quotidien, tandis que le journal arabophone al-Sahafa, s'interroge en Une: "Qui sera à la hauteur pour devenir président?" Le taux de participation des électeurs s'élève à 45%.

Huit candidats en sont issus, dont le Premier ministre Youssef Chahed, qui peine à défendre le bilan de ses trois ans au gouvernement.

Enfin, il faudra compter sur le septuagénaire islamiste Abdelfattah Mourou, 71 ans, représentant du parti Ennahdha, qui depuis 2011 a toujours été au pouvoir, seul ou en coalition. Nabil Karoui se présente en candidat anti-sytème et promet à chaque citoyen santé, éducation, alimentation, logement et eau.

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Le conducteur et le passager arrière sont blessés, tandis que le passager avant, âgé de 17 ans et d'origine géorgienne , décède. Un jeune a été tué, deux autres blessés. des violences s'en sont suivies dans le quartier d'un des blessés.

Plus haut sur l'avenue, quelques centaines de partisans de Nabil Karoui s'étaient rassemblés pour le dernier meeting du parti de leur champion, Qalb Tounes (Au coeur de la Tunisie). Il l'a dit et répété des dizaines de fois", écrit le journal, qui considère que son incarcération lui a beaucoup servi: "Alors qu'il était traité de mafieux jusque là, il est désormais victime. "Nabil Karoui est originaire du système, mais il a joué la carte du peuple contre l'establishment, la classe politique dont il est issu s'est (alors) liguée contre lui", analyse le politologue Hamza Meddeb. Le conservateur Kaïs Saïed, 61 ans, peut aussi jouer les trouble-fêtes.

M. Saied, connu des Tunisiens pour avoir commenté la scène politique sur les plateaux de télévision depuis la révolution de 2011, n'a aucun parti pour le soutenir et n'avait jamais disputé de campagne électorale. Le Syndicat des journalistes a condamné "les pratiques de certains journalistes (...) qui participent à des campagnes de désinformation et de diffamation", appelant ceux qui ont rejoint des équipes de campagnes à suspendre leurs activités journalistiques jusqu'aux élections. Il a multiplié les déplacements dans le pays au cours des dernières semaines.

"Ça va faire de la nouveauté", souriait lundi matin un boulanger, Saïd. "Il faut voir ce que ça va donner".

Le scrutin présidentiel pour les Tunisiens établis à l'étranger a débuté hier pour se poursuivre durant les journées de samedi et dimanche, alors que le scrutin pour les Tunisiens établis sur le territoire national est prévu dimanche 15 septembre à travers les 24 gouvernorats. "Mais où sont les jeunes?" "Le dégoût de la classe politique semble se traduire par un vote pour des outsiders", a-t-il ajouté.

Les Tunisiens sont avant tout préoccupés par la crise sociale dans un pays sous perfusion du Fonds monétaire international (FMI), où le chômage ronge les rêves de nombreux jeunes, et où le coût de la vie a nettement augmenté ces dernières années, alimenté par une inflation frôlant les 7%.

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