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Report du Brexit : la France menace de mettre son veto

10 Septembre 2019

"On connaît nos désaccords (avec la Russie) mais peut-être pouvons-nous embrayer sur un certain nombre d'accords, la lutte contre le terrorisme, la collaboration dans le spatial, le renforcement de la relation économique, le renforcement des relations entre les sociétés civiles, l'appréciation des crises ensemble", a esquissé Jean-Yves Le Drian.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a répondu lundi 9 septembre aux propos du chef du Pentagone, Mark Esper, qui avait souhaité samedi, suite à un entretien avec la ministre française des Armées, que la Russie "se conduise comme un pays plus normal".

" Ma réaction personnelle c'est qu'on ne gère par les relations internationales en organisant, dans quelque pays que ce soit, des concours d'insultes parce que c'est ce qui se passe ", a-t-il dit dans l'émission politique Le Grand Rendez-vous Europe1/CNEWS/Les Échos.

Selon lechef de la diplomatie française, les Britanniques ont assuré vouloir "proposer d'autres solutions, des arrangements alternatifs pour assurer le retrait".

"Le fait de poser des actes de désengagement de l'accord JCPOA (accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, ndlr) induit une escalade (.) mais les voies du dialogue sont toujours ouvertes, y compris aujourd'hui", a-t-il martelé.

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Ce pacte est menacé depuis le retrait américain en mai 2018. Jeudi, l'UE avait appelé Téhéran à "faire machine arrière".

De son côté, le Premier ministre, Boris Johnson, a tenu à rappeler qu'il n'a nullement l'intention de reporter le Brexit prévu le 31 octobre prochain. "Il faut que les Algériens trouvent eux-mêmes les voies du dialogue", a indiqué le ministre français.

Jean-Yves Le Drian, ici avec le ministre brésilien des affaires étrangères, Ernesto Araujo, fin juillet.

" Sur le fond, il y a une espèce de conflit de légitimité entre le peuple qui, par la voie du référendum, a dit je veux sortir (.) et le Parlement, expression du peuple aussi, qui ne sait pas comment sortir", a noté Jean-Yves Le Drian.

"Le processus de Minsk, en format Normandie pour sa mise en oeuvre, doit avancer pour permettre une stabilisation en Ukraine et alors progressivement les sanctions pourraient être révisées mais pour l'instant nous n'y sommes pas", a-t-il insisté.

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