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L'Iran va encore réduire ses engagements — Nucléaire

04 Septembre 2019

"Il a déclaré que la République islamique d'Iran pourrait réduire encore davantage ses engagements en matière nucléaire " dans les prochains jours " si " d'ici à jeudi ", les négociations sur le sujet " n'aboutissent à aucun résultat ".

Mais le président iranien Rohani va accorder un nouveau délai de deux mois aux Européens pour tenter de sauver l'accord.

"Cette nouvelle phase sera " extrêmement importante " et ses effets seront " remarquables", a-t-il dit sans plus de précisions.

Dans la foulée de son refus, le président Hassan Rohani a ajouté que Téhéran donnait deux mois de plus aux Européens pour trouver un moyen de contourner les sanctions imposées par les États-Unis sur ses exportations de pétrole.

Pour l'instant, "les Etats-Unis intensifient leur campagne de pression maximale", a-t-il encore insisté, annonçant de nouvelles sanctions contre un "réseau" de transport maritime accusé de vendre illégalement du pétrole iranien au régime syrien de Bachar al-Assad au profit des Gardiens de la révolution, le corps d'élite de l'armée iranienne, et du mouvement chiite libanais Hezbollah.

Menés par la France, les Européens, qui restent attachés au texte de 2015, ont donc redoublé d'efforts diplomatiques pour désamorcer la tension entre l'Iran et les Etats-Unis, qui a failli tourner à l'affrontement militaire direct en juin et reste très forte.

Les enjeux du nouveau vote crucial au Parlement britannique — Brexit
De leur côté, les pro Brexit arboraient des pancartes proclamant: " On a voté pour partir ". Mais Boris Johnson a ensuite assuré qu'il ne voulait pas convoquer de telles élections.

L'accord de Vienne a offert à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales qui l'isolaient depuis des années en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire destinée à rendre impossible l'acquisition de l'arme atomique par Téhéran. Un cadre qui implique dans les pourparlers les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Grande-Bretagne, États-Unis, France et Russie) plus l'Allemagne, soit les six pays qui avaient négocié cet accord.

Selon Téhéran, le désengagement progressif décidé par l'Iran sur certains points de l'accord n'a d'autre but que de forcer les autres parties à respecter pleinement leurs engagements.

Les mesures prises depuis mai-augmentation des stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l'accord de Vienne, enrichissement de ce minerai à un niveau prohibé par ce texte (plus de 3,67 %) -sont facilement réversibles répète régulièrement Téhéran et peuvent être annulées du jour au lendemain. "Par principe, nous ne voulons pas de négociations bilatérales avec les États-Unis".

M. Araghchi, qui était lundi à Paris, a jugé lui aussi peu probable une percée rapide.

Selon une source diplomatique française, ce montant correspond à environ un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbures en 2017, et les fonds avancés grâce à la ligne de crédit en cours de négociation seraient remboursés via des ventes futures de pétrole. Mais faut-il auparavant que les Etats-Unis desserrent l'étau en allégeant leurs sanctions contre les ventes de pétrole iranien?

Mais il n'a pas totalement fermé la porte à la proposition de la France, dont le ministre de l'Economie Bruno Le Maire est venu mardi discuter à Washington.

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