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Brexit: Johnson ne propose pas d'alternative concrète au "backstop"

21 Août 2019

Le premier ministre britannique Boris Johnson ne propose pas d'alternative réaliste au "backstop", la disposition controversée sur l'Irlande dans l'accord de Brexit, a regretté mardi une porte-parole de la Commission.

Ce mécanisme visant à maintenir une frontière ouverte entre l'Irlande et l'Irlande du Nord est considéré comme "antidémocratique" par le Premier ministre britannique, dans une lettre adressée lundi 19 août à Donald Tusk. Avant cette réunion, M. Johnson doit s'entretenir avec la chancelière Angela Merkel mercredi à Berlin et avec le président Emmanuel Macron jeudi à Paris.

Le backstop est une assurance destinée à éviter une frontière physique sur l'île d'Irlande en attendant qu'une solution de rechange soit trouvée, écrit Donald Tusk sur Twitter. "La lettre ne fournit pas de solution opérationnelle légale pour empêcher le retour d'une frontière physique en Irlande, a déclaré Natasha Bertaud, la porte-parole de l'institution".

Boris Johnson juge que cette clause [le filet de sécurité irlandais], qui cristallise l'opposition des brexiters à l'accord négocié par Theresa May, porte atteinte à la souveraineté britannique. Ceux qui sont contre le " backstop " et qui ne proposent pas d'alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d'une frontière. En outre, cela l'empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE, relève-t-il, alors que déjà Donald Trump fait miroiter la promesse d'un accord " fantastique " après le divorce.

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La lettre de Boris Johnson " pourrait être une ouverture plutôt qu'une position définitive " du Premier ministre " en fonction des réponses de l'UE " lors de rencontres bilatérales ou à Biarritz, a estimé un analyste du centre d'études Eurasia.

Après les rejets successifs par les députés britanniques, qui se sont également opposés à une sortie sans accord, la date du Brexit, prévue à l'origine le 29 mars 2019, a été repoussée au 31 octobre de la même année.

Cette clause de sauvegarde ou backstop est destinée à éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande une fois le divorce entre Londres et Bruxelles consommé.

La possibilité d'un Brexit sans accord ravive en tout cas les tensions en Irlande. Boris Johnson affirme dans sa lettre que son "gouvernement travaillera avec énergie et détermination à trouver un accord, c'est notre plus haute priorité". "Mais le Royaume-Uni est prêt à avancer rapidement, compte tenu des intérêts communs existants, j'espère que l'UE serait prête à faire de même", a-t-il dit. Un engagement que n'a pas manqué de noter mardi la Commission européenne, alors que les conséquences d'un saut dans le vide sont aussi redoutées de l'autre côté de la Manche.

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