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40 morts et 260 blessés dans les violences à Aden — Yémen

12 Août 2019

Les affrontements sanglants se poursuivent à Aden, entre d'un côté les forces du Cordon de sécurité, fidèles au Conseil de transition (STC), sécessionnistes et soutenu par les Émirats arabes unis, de l'autre les forces gouvernementales fidèles au président en titre Abd Rabboh Mansour Hadi, soutenu quant à lui par l'Arabie saoudite.

Samedi, des combattants séparatistes -favorables à une indépendance du sud du Yémen- ont affirmé avoir beaucoup progressé à Aden, faisant battre en retraite des soldats gouvernementaux assiégés selon eux au palais présidentiel.

Samedi, le gouvernement d'Abou Dhabi s'est déclaré "très inquiet" par la situation à Aden et a affirmé oeuvrer au maximum à une désescalade, "en tant que partenaire actif de la coalition" menée par Ryad.

Selon des sources militaire et sécuritaire, des combattants séparatistes s'étaient déjà emparés plus tôt dans la journée de trois casernes des forces gouvernementales à Aden, où le pouvoir loyaliste a établi son siège, depuis que la capitale historique du pays, Sanaa, dans le nord, est aux mains des rebelles Houthis.

" Selon les informations préliminaires, 40 personnes ont été tuées et 260 blessées depuis le 8 août", dont de nombreux civils, a-t-elle ajouté.

Médecins sans frontières, qui gère un hôpital d'Aden, a déclaré auparavant avoir admis 119 blessés en 24 heures. "Les organisations humanitaires sont sur le terrain et continuent de fonctionner", a ajouté Lise Grande.

En raison de la guerre qui fait rage entre les Houthis et le camp antirebelles, le Yémen connaît déjà la pire crise humanitaire au monde. Près de 80 % de la population totale, soit 24,1 millions de personnes, ont besoin d'assistance, selon les Nations unies. Les rues se sont animées à mesure que l'heure avançait et de nombreux habitants sont sortis en famille célébrer l'Aïd al-Adha, selon un correspondant de l'AFP.

Les circonstances du déclenchement des hostilités de cette semaine restent confuses, mais des responsables du STC ont accusé le parti islamiste Al-Islah d'avoir tué un commandant de la force "Cordon de sécurité".

Et selon eux, Al-Islah a infiltré le gouvernement Hadi, tenu à bout de bras politiquement et financièrement par l'Arabie saoudite.

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Dans un tweet, le vice-ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, l'un des fils du roi, a réaffirmé le soutien de Ryad au "gouvernement légitime du Yémen" et a souligné la nécessité de "préserver l'unité et la stabilité" du pays.

"Nous avons pris le palais aux forces de la garde présidentielle sans combat", a assuré à un porte-parole d'une force militaire séparatiste appelée "Cordon de sécurité" et formée par les Emirats arabes unis.

Les affrontements meurtriers à Aden ont mis à nu des divisions entre les deux piliers de la coalition soutenant le gouvernement yéménite: l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Le ministère yéménite des Affaires étrangères a accusé les Emirats d'être "responsables du coup d'Etat" à Aden.

La coalition a quant à elle appelé à une " réunion d'urgence " des parties en conflit en Arabie saoudite.

Aden était la capitale du Yémen du Sud, un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990. Dans le sud, il existe toujours un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays.

Ce n'est pas la première fois que les séparatistes du sud s'opposent aux unités loyales au président Hadi.

Le Yémen est à présent confronté au risque d'une "guerre civile dans la guerre civile", a estimé dans un rapport le centre de réflexion sur les conflits International Crisis Group (ICG).

40 morts et 260 blessés dans les violences à Aden — Yémen