Mercredi, 29 Janvier 2020
Dernières nouvelles
Principale » Algérie : six personnalités nommées pour mener le " dialogue "

Algérie : six personnalités nommées pour mener le " dialogue "

28 Juillet 2019

Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a chargé le 25 juillet six personnalités de mener le dialogue qu'il avait appelé de ses vœux le 3 juillet. La liste ne contient aucune figure importante de la contestation.

L'intérim d'Abdelkader Bensalah a constitutionnellement pris fin le 9 juillet, raison supplémentaire, aux yeux des manifestants, pour qu'il quitte immédiatement ses fonctions.

Bouzid Lazhari, professeur de droit public et ancien parlementaire de la Chambre haute, Abdelwahab Bendjelloul, syndicaliste de l'enseignement, et Azzedine Benaissa, universitaire, font également partie des six personnalités sélectionnées. "Il avait exclu que le dialogue aborde " les exigences irréalistes " de la contestation, " de nature [.] à entraîner [leur] pays dans une situation de vide constitutionnel ".

Car la contestation réclame le départ du pouvoir de tous les anciens hauts responsables de la présidence Bouteflika, et ce avant tout scrutin. Et depuis la démission le 2 avril, après 20 ans au pouvoir, du président Abdelaziz Bouteflika, face au mouvement de contestation inédit, le chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, est devenu le véritable homme fort du pays. Une présidentielle prévue le 4 juillet pour élire le successeur de Bouteflika a été annulée faute de candidats. Une revendication écartée par le pouvoir, qui a formulé plusieurs offres de dialogue jusqu'ici rejetées par les partis d'opposition et les organisations de la société civile.

La permanence de la députée murée par les agriculteurs
Il rappelle que cette représentante à l'Assemblée nationale avait assuré aux travailleurs qu'elle ne ratifierait pas le texte.

Ce dialogue est "le seul moyen à même de garantir une issue pacifique à la hauteur des aspirations des Algériens et Algériennes", et son but est d'organiser une "présidentielle libre et transparente dans les plus brefs délais", a expliqué, au nom du panel, M. Younès, dans une déclaration lue à la télévision.

Bien entendu, ces personnalités ont tenu à souligner qu'elles n'étaient pas représentantes du Mouvement de dissidence populaire, ni ses porte-parole, affirmant avoir accepté cette mission " en toute liberté ". M. Younès a toutefois assuré que le panel avait réclamé des "mesures d'apaisement", parmi lesquelles "la libération de tous les détenus du 'Hirak'", "la levée de toutes les formes de pression sur les médias", et "la garantie de toutes les conditions" permettant aux Algériens de manifester pacifiquement.

" En réaction à une sollicitation des membres du Panel sur les mesures d'accompagnement et d'apaisement qu'il y a lieu de prendre, le chef de l'Etat a fait état de sa disponibilité à œuvrer pour inviter la justice à examiner la possibilité d'élargissement des personnes, dont l'interpellation s'est faite en lien avec le déroulement des marches populaires", indique un communiqué de la présidence de la République diffusé par APS.

Algérie : six personnalités nommées pour mener le