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Après les "gilets jaunes", le commerce ploie mais ne rompt point

11 Juillet 2019

Plus de peur que de mal pour les commerçants? Sur cette période, 12.347 défaillances ont été enregistrées, soit une baisse de 3 % par rapport à la même période l'an passé (après une première baisse de 1 % au premier trimestre).

" Il y a un an, soit quasiment six mois avant le début du mouvement des " gilets jaunes ", les défaillances d'entreprises amorçaient une qui allait se poursuivre jusqu'en fin d'année, décembre était même le mois de clôture annuel le plus sinistré depuis 2015", indique Thierry Millon, le directeur des études d'Altares.

Un autre quart des entreprises exposées "doit évoluer", mais "cette évolution apparaît possible si elle est accompagnée", a affimé M. Courbe, qui a estimé que la moitié des entreprises restantes devrait "réussir à s'adapter".

Mais "les entrepreneurs" ont finalement "tenu" bon, ajoute M. Millon, selon qui nombre d'"entrepreneurs", pourtant "situés en centres-villes impactés", "ont pu faire le dos rond, voire amortir le choc d'exploitation et la perte définitive de chiffres d'affaires". En revanche, les "grosses PME" (au moins 100 salariés) ont connu une évolution négative, avec 39 défaillances signalées ("62,5%)".

La grève de la Sépaq pourrait toucher deux parcs de l'Abitibi-Témiscamingue
Selon le syndicat, les dernières offres patronales sont jugées inacceptables, voire même ridicules, par le comité de négociation. Il s'agit d'un pourcentage historique de la part des membres de la Sépaq.

La tendance est en outre restée favorable dans le commerce (-4,7%), la restauration (-8%), la construction (-2,4%) et l'industrie (-7,2%).

"La crise des gilets jaunes n'a pas eu d'impact sur l'attractivité de la France (.) Je constate que ça a moins d'incidence que ce que j'aurais cru d'ailleurs moi-même", a d'ailleurs reconnu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire courant mai. Ces dernières semaines, plusieurs indicateurs macroéconomiques, dont les chiffres de croissance et d'attractivité, ont montré que les manifestations avaient eu moins d'effet que redouté. Parmi les dispositifs disponibles jusqu'à fin juin, les chefs d'entreprises pouvaient demander le report des échéances fiscales et sociales, et même l'exonération fiscale pour les sociétés les plus touchées par les "gilets jaunes ".

Pour Thierry Millon, "le dispositif d'aides mis en place par les pouvoirs publics à partir de fin novembre 2018" semble avoir également "permis aux +petits+ entrepreneurs" de résister aux effets du mouvement des "gilets jaunes". Pas forcément, selon un récent rapport sénatorial, qui n'a pas écarté une hausse critique du nombre de défaillances durant le second semestre 2019.

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