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Vers un "Grenelle" des violences conjugales — Féminicides

09 Juillet 2019

"Le décalage entre la mobilisation inédite de la société contre les féminicides et les réponses apportées est flagrant", estime ce collectif dans un communiqué intitulé "Monsieur le président, les violences ne prennent pas de vacances". Depuis le 1er janvier, 75 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-conjoint, selon le décompte du collectif "Féminicides par compagnon ou ex".

Dans le "Journal du dimanche", un hebdomadaire français, elle a par ailleurs annoncé que le gouvernement lancera en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales" afin d'enrayer le phénomène des féminicides. Il a publié un message directement adressé aux victimes où il commence par la liste leurs prénoms poursuit: "la République n'a pas su vous protéger..." "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", affirme-t-il.

Environ 2.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 d'après la police, se sont rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui avait réclamé dans une tribune un "Grenelle des violences faites aux femmes".

Marlène Schiappa prévoit de s'adresser jeudi "à l'ensemble des préfets" pour "les mobiliser". "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat pour avancer".

La mention "surdosage = danger" sera obligatoire sur les boîtes de paracétamol
Qui n'a jamais avalé un comprimé de paracétamol pour calmer une rage de dent, un état grippal, des règles douloureuses... Il est impératif de consulter votre médecin pour savoir si oui ou non vous pouvez poursuivre la prise du traitement.

La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes promet de tirer de cette vaste concertation, réunissant pouvoirs publics, associations et familles de victimes, "des choses concrètes, avec un outil d'évaluation sur le long terme". "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle. Le but: "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain" afin de lutter efficacement contre les féminicides.

Balayant la controverse sur les moyens financiers, la secrétaire d'État a martelé "si on fait un chèque d'un milliard et que les féminicides s'arrêtent, on le fait immédiatement".

Dans une tribune également publiée par le "Journal du dimanche", 18 avocates de la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère le 3919, dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire" et regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".

En 2017, 130 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex (au sein de couples officiels ou non), contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.

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