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Arbitrage controversé avec le Crédit lyonnais : Bernard Tapie relaxé

09 Juillet 2019

Une peine de cinq ans de prison ferme avait été requise le 1er avril contre M. Tapie, jugé pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics". La présidente du tribunal a déclaré que "les éléments constitutifs du délit d'escroquerie ne sont pas caractérisés" et expliqué ne pas avoir retenu l'infraction de "détournement de fonds publics" ou de "complicité" de ce délit. Il s'était pourtant battu jusque là, se présentant à toutes les étapes de son procès malgré la maladie. Le parquet avait requis à son encontre trois ans de prison dont 18 mois ferme, 100.000 euros d'amende et une interdiction de toute fonction publique pendant cinq ans.

La relaxe de Bernard Tapie constitue "une immense satisfaction et une grande libération", a estimé son avocat, cité par l'AFP.

En 2008, sous la présidence Sarkozy, l'ex-patron de l'Olympique de Marseille avait obtenu une victoire éclatante: l'arbitrage censé régler le litige avec le Lyonnais lui octroyait 403 millions d'euros dont 45 millions d'euros de préjudice moral. Il a par ailleurs précisé que Bernard Tapie était "très très ému " lorsqu'il a appris la décision.

Troisième rencontre entre le pape François et le président russe Vladimir Poutine
Le président russe déjeunera avec le président Sergio Mattarella, avant de rencontrer le Premier ministre italien Giuseppe Conte. Vladimir Poutine et Giuseppe Conte ont également évoqué la situation en Syrie et en Ukraine, ainsi qu'en Libye.

L'actuel PDG d'Orange était alors directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Christine Lagarde, aujourd'hui à la tête du FMI et choisie pour présider la Banque centrale européenne. "Mais pour le parquet, ces derniers entretenaient des " liens anciens et réguliers " avec l'avocat historique de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, finalement relaxé lui aussi". Les mêmes peines ont été réclamées à l'encontre de Jean-François Rocchi, ex-dirigeant de l'entité chargée de gérer le passif du Crédit Lyonnais, le Consortium de réalisation (CDR). En activant d'abord ses soutiens à l'Elysée pour que le pouvoir sarkozyste choisisse la voie arbitrale au lieu de la justice ordinaire.

Parties civiles, l'Etat et le CDR avaient demandé le paiement solidaire de 525 millions d'euros de dommages et intérêts et réclamaient en outre respectivement un million et 500.000 euros au titre du préjudice moral.

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