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L'option Timmermans rejetée par le PPE — Nominations dans l'UE

01 Juillet 2019

L'objectif est d'avoir un accord sur les quatre fonctions, ce qui inclut la présidence de la Banque centrale européenne, a-t-il précisé.

Le président français Emmanuel Macron a exigé la désignation de deux femmes et un équilibre géographique impliquant l'attribution de l'un des postes à une personnalité de l'Est de l'Europe.

Mais un autre évoqué plus récemment encore par un diplomate européen le place plutôt à la tête de la diplomatie européenne (Service européen pour l'action extérieure), poste actuellement occupé par l'Italienne Federica Mogherini. A 21 heures, le dîner officiel du sommet n'avait pas d'ailleurs même pas commencé tant les consultations informelles se multipliaient entre dirigeants. Elles ont duré toute la nuit.

A son arrivée au Sommet, la Chancelière allemande Angela Merkel avait annoncé s'attendre à une réunion difficile. Le PPE revendique à nouveau la présidence de la Commission européenne et veut y nommer son prétendant, l'Allemand Manfred Weber.

Selon deux responsables impliqués dans les négociations, le camp social-démocrate s'est engagé à faire élire Manfred Weber, mais a aussi accepté d'accorder au PPE une autre de ses demandes, la présidence du Conseil, afin de s'assurer que le parti de droite, dont le soutien est indispensable, se rangera bien derrière Frans Timmermans.

Alors que la France d'Emmanuel Macron oppose un "non" ferme à l'option d'un Weber au Berlaymont, la voie Timmermans permettrait de maintenir en vie le système des "Spitzenkandidaten", selon lequel c'est le candidat tête de liste d'un groupe politique au Parlement européen qui parvient à réunir une majorité qui obtient la présidence de la Commission.

Mais les Libéraux ont refusé les termes de cet accord et ont obtenu d'Angela Merkel la présidence du Conseil lors des discussions en marge du sommet du G20 vendredi et samedi à Osaka, ce qui a déclenché la colère du PPE. "L'accord a été détruit" à Osaka, a déploré un responsable du PPE, sous couvert de l'anonymat.

Signe des tensions, le sommet, qui devait s'ouvrir officiellement à 19h00, a finalement débuté peu avant 21h30 et après des consultations, selon le porte-parole du président du Conseil Donald Tusk.

La Turquie ripostera contre toute attaque des forces de Haftar — Libye
Selon lui, des approvisionnements en armes et munitions arrivent directement aux forces du GNA via la Méditerranée. Les forces du GNA déclenchent une attaque contre les troupes de Haftar au sud de Tripoli.

La droite tient la clé de ces nominations. Si désigner le nouveau président de la Commission européenne est compliqué, d'autres postes importants sont eux aussi en jeu. M. Michel serait en concurrence avec la libérale danoise Margrethe Verstager mais tiendrait la corde.

À supposer que le nom de Timmermans puisse in fine obtenir un large soutien du PPE, le social-chrétien néerlandais semblait n'avoir aucune chance de faire consensus. Plusieurs candidates sont citées pour prendre le poste très convoité, dont Danièle Nouy, l'actuelle présidente du conseil de supervision au sein de la Banque centrale européenne, et l'éphémère ministre des Armées Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. La date du 15 juillet était toutefois évoquée avec insistance depuis la soirée de dimanche.

Quoi que les Vingt-Huit décident ce mardi, le Parlement européen devra se choisir un nouveau président lors de sa session inaugurale, ce mercredi.

"Le choix du président du Parlement est totalement indépendant (.) Nous élirons notre président le 3 juillet quel que soit le résultat" du sommet, a affirmé dimanche le président sortant, l'Italien Antonio Tajani, membre du PPE.

Si un accord est trouvé lundi par les chefs d'Etat et de gouvernement, le Parlement pourra se prononcer sur leur candidat lors de sa seconde session du 15 au 18 juillet.

A l'issue de ce troisième sommet sur les postes clés, l'accord pourrait être limité à la seule présidence de la Commission, comme en 2014.

L'impasse perdure lundi au sommet extraordinaire de Bruxelles, où les 28 chefs d'Etat ou de gouvernement de l'UE cherchaient toujours un compromis sur les nominations aux plus hautes fonctions de l'Union européenne.

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